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– Revue de presse N° 33

– 2 février 2026 – { 2003–2026 } – 23ème année }

https://www.lefigaro.fr/international/paris–avance–sur–deux–dossiers–cles–pour–debloquer–le–sujet–de–la–memoire–de–la–colonisation–avec–alger–20260202

Paris avance sur deux dossiers clés pour débloquer le sujet de la mémoire de la colonisation avec Alger

Par Adam Arroudj, Alger

2 février 2026

DÉCRYPTAGE – Deux textes votés à quelques jours d’intervalle remettent au goût du jour des sujets sur lesquels l’Algérie demande un geste de la France : la restitution de biens culturels et la transparence sur les essais nucléaires.

L’Algérie va–t–elle pouvoir récupérer le burnous de l’émir Abdelkader ? Si le projet de loi sur la restitution de biens culturels adopté en première lecture au Sénat le 28 janvier est aussi adopté à l’Assemblée nationale, Alger pourra même récupérer bien plus que la tenue du résistant anticolonialiste, figure de l’indépendance algérienne.

Le texte prévoit en effet la création d’un mécanisme permanent pour les biens culturels relevant du domaine public. Par dérogation au principe d’inaliénabilité (selon lequel ils ne peuvent pas être vendus, donnés ou transférés à des particuliers ou à des entités privées), ils pourront sortir du domaine public afin d’être restitués à l’État qui en fait la demande, si l’appropriation illicite, entre 1815 et 1972, est établie ou sérieusement présumée.

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Concrètement, la demande est instruite par un comité scientifique bilatéral, puis par une commission nationale des restitutions du Haut Conseil des musées de France et la décision est prise par décret en Conseil d’État, avec accord préalable quand l’objet n’appartient pas à l’État.

Ce texte viendrait donc lever l’un des principaux verrous : jusqu’ici, faute de cadre général, chaque restitution impliquait de tordre le principe d’inaliénabilité au cas par cas, souvent via une loi spécifique. Pour que les crânes de 24 résistants algériens tués entre 1840 et 1850 par le corps expéditionnaire français, remis à l’Algérie en juillet 2020, puissent être sortis du Musée de l’Homme, il avait fallu que le Parlement vote une loi spéciale, une manœuvre politiquement compliquée à répéter.

Commission sur l’Histoire et la mémoire

Dans le cas des biens de l’émir Abdelkader, Alger ne pourrait toutefois pas reprendre les biens qui se trouvent au Musée Condé à Chantilly. En effet, il s’agit d’une collection publique appartenant à l’Institut de France, encadrée par le testament du duc d’Aumale « qui fait de cette collection un cas particulier ».

Selon un document répertoriant les biens présumés de l’émir Abdelkader, que Le Figaro a pu consulter, d’autres musées, publics cette fois, détiendraient des dizaines d’objets personnels : le Musée de l’armée à Paris, le Musée Denon à Chalon–sur–Saône, ou encore du Musée des beaux–arts de Valenciennes.

La commission mixte franco–algérienne sur l’Histoire et la Mémoire – un groupe bilatéral d’historiens chargé de travailler sur les dossiers mémoriels et de formuler des pistes de coopération – s’était déjà emparée du sujet de la restitution des biens. En mai 2024, la partie algérienne avait remis à la partie française une « liste ouverte » de biens culturels et symboliques conservés en France à restituer.

La partie française s’était engagée à transmettre cette liste à l’Élysée et à avancer via une méthode d’inventaires et de coopération scientifique.

En 2024 toujours, alors qu’une visite d’Abdelmadjid Tebboune était envisagée, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf avait rappelé qu’elle était conditionnée par plusieurs éléments, dont la restitution par la France de « l’épée et du burnous de l’émir Abdelkader ». Il avait aussi indiqué que Paris avait opposé une fin de non–recevoir : « Ils nous ont répondu qu’il fallait une loi », avait–il regretté.

Indemnisation des victimes des essais nucléaires

Le deuxième projet de loi, adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 29 janvier, vise à mieux reconnaître et indemniser les victimes des essais nucléaires français (1960–1996) en renforçant la loi Morin de 2010. Un article spécifique prévoit qu’un rapport gouvernemental, dans les six mois suivant la promulgation du texte, fasse un état des lieux des connaissances sur les essais en Algérie, avec bibliographie et cartographie des archives connues.

Le projet de loi doit encore être examiné au Sénat. « On ne sait pas quand, s’inquiète Jean–Marie Collin, directeur d’Ican France, le relais national de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires. Et surtout, on imagine que tout va être fait pour qu’il soit bloqué. On commence d’ailleurs à entendre que ces indemnisations vont coûter très cher et qu’il faudrait prendre l’argent au ministère des Armées… »

Si cet article était conservé, « il permettrait une avancée significative sur la question des 17 explosions nucléaires réalisées par la France dans le sud du Sahara », d’abord la fameuse Gerboise bleue, dont les retombées ont été mesurées jusqu’en Suède. Selon Jean–Marie Collin, qui est aussi coauteur de l’étude « Sous le sable, la radioactivité », l’Algérie reste le parent pauvre du dossier. Contrairement au cas de la Polynésie, de nombreux documents restent encore classés secret–défense. Seulement deux victimes algériennes ont été reconnues et les zones de retombées sont officiellement très restrictives.

Opacité autour des déchets radioactifs enfouis

« La dépollution des sites n’a jamais été engagée en Algérie, le site d’In Ecker n’est pas sécurisé et reste accessible à des populations qui ne disposent pas d’informations suffisantes sur les risques qu’elles encourent. En outre, l’absence d’informations précises sur la localisation de certaines zones d’enfouissement des déchets radioactifs et chimiques continue de faire peser des risques durables sur les territoires concernés », a rappelé à l’Assemblée nationale la député Soumya Bourouaha (PCF).

« Savoir où la France a enterré les déchets nucléaires permettrait pour l’Algérie d’engager des travaux d’assainissement, une meilleure prise en compte des populations, et puis si on veut construire une relation saine avec cet État, alors la France doit être transparente et ne pas chercher des prétextes pour ne pas mettre en place une véritable justice », insiste Jean–Marie Collin.

En janvier 2025, l’Algérie a adopté une loi pour obliger la France à décontaminer le Sahara des déchets nucléaires. Même si les textes d’application n’ont pas encore vu le jour, le sujet fait partie des « irritants » qui empoisonnent la relation bilatérale par sa seule évocation.

https://www.20minutes.fr/politique/4199286–20260202–algerie–attendu–retour–alger–segolene–royal–presse–ministre–interieur–faire–voyage

Algérie : Il est « attendu »… De retour d’Alger, Ségolène Royal presse le ministre de l’Intérieur de faire le voyage

Annabelle Rochet

2 février 2026

«Il est attendu » : De retour d’Alger où elle a été reçue par le président Abdelmadjid Tebboune, l’ancienne ministre Ségolène Royal a pressé lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez de se rendre en Algérie. « Il faut que le ministre de l’Intérieur aille sur place, il est attendu », a assuré la socialiste sur TF1, alors que la coopération sécuritaire et migratoire est au plus bas sur fond de tensions profondes entre les deux pays.

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Une visite de Laurent Nuñez, invité par son homologue, ne s’est pas encore concrétisée. Celui–ci a affirmé vendredi attendre d’Alger « des bougés très forts sur deux sujets » : « la reprise des reconduites des Algériens en situation irrégulière », ainsi que « la situation de Christophe Gleizes ». « Il faut y aller, mais c’est évident que quand on pose des conditions, c’est qu’on ne veut pas y aller », a estimé Ségolène Royal, présidente de l’Association France Algérie (AFA).

Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

« Que monsieur Nuñez vienne comme il l’avait dit »

Ségolène Royal a dit avoir « parlé des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) » lors de son entretien avec le président Tebboune, qui sont un motif de crispation récurrent, Paris accusant régulièrement Alger de ne pas reprendre ses ressortissants sous le coup d’une OQTF. « Je lui ai dit : ''Pour les OQTF, est–ce qu’on peut faire davantage ?''. Il a dit : ''Que monsieur Nuñez vienne comme il l’avait dit'' », a–t–elle affirmé.

Alors que la crise diplomatique entre la France et l’Algérie s’éternise et que les canaux officiels semblent à bout de souffle, Ségolène Royal s’est posée en médiatrice lors d’une visite à Alger en fin de semaine, à l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne. Elle a obtenu l’autorisation de rendre visite en prison au journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » et jusqu’à présent incarcéré en Kabylie, dont elle dit avoir « obtenu » le transfert dans un établissement pénitentiaire près d’Alger.

« Beaucoup de Français et beaucoup de responsables français, parce qu’ils exploitent politiquement cette fracture, ne veulent pas comprendre », a ajouté l’ex–ministre. « L’Algérie a beaucoup évolué. C’est un pays aujourd’hui qui investit, qui exporte et tous les pays sont là pour investir dans ce pays, sauf la France », a–t–elle ajouté, citant notamment les bonnes relations entre l’Algérie et l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore les États–Unis.

https://www.lefigaro.fr/international/algerie–le–journaliste–francais–christophe–gleizes–a–recu–la–visite–de–sa–famille–en–prison–20260202

Algérie : le journaliste français Christophe Gleizes a reçu la visite de sa famille en prison

Par Le Figaro avec AFP

2 février 2026

En marge d’un déplacement dans le Lot–et–Garonne, le ministre des Affaires étrangères Jean–Noël Barrot a donné des nouvelles du journaliste incarcéré en Algérie depuis juin 2025.

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La famille du journaliste français détenu en Algérie Christophe Gleizes a pu «lui rendre visite» lundi, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères Jean–Noël Barrot, trois jours après l'annonce d'un transfert dans une prison près d'Alger.

«Sa famille a pu lui rendre visite aujourd'hui et nous allons continuer avec le monde du sport, avec le monde de la presse et des médias, deux mondes qui le reconnaissent comme un journaliste de grand talent et de grande intégrité, à réclamer son retour sans délai dans notre pays», a déclaré lundi M. Barrot, en marge d'un déplacement dans le Lot–et–Garonne, département d'origine de Christophe Gleizes.

«Nous exigeons la libération immédiate de Christophe Gleizes, nous nous mobilisons sans relâche en lien étroit avec sa famille, qui traverse cette épreuve avec une grande dignité que je salue», a ajouté le ministre, sans préciser le lieu de la rencontre entre le journaliste détenu et sa famille. Vendredi, l'ex–ministre socialiste Ségolène Royal, en visite dans la capitale algérienne, avait annoncé avoir «obtenu» le transfert, dans un établissement pénitentiaire près d'Alger, de M. Gleizes, détenu jusqu'ici dans une prison de Tizi–Ouzou, à 100 km d'Alger.

Faciliter les visites

«Cela va le rapprocher (de sa famille) et faciliter les visites», s'était félicitée Mme Royal, qui a également pu s'entretenir en prison avec le journaliste français. Mme Royal a expliqué être venue en tant que présidente de l'Association France Algérie et à l'invitation de la Chambre de commerce et d'industrie algérienne, «pas du tout» en mission officieuse pour le président français Emmanuel Macron.

«C'est une initiative individuelle que je ne commenterai pas, mais je veux saluer la mobilisation des Françaises et des Français très nombreux qui réclament, attendent le retour de Christophe Gleizes pour nous tous», a réagi Jean–Noël Barrot, interrogé sur le sujet.

Arrêté en mai 2024 alors qu'il préparait un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie, Christophe Gleizes, 36 ans, avait d'abord été placé sous contrôle judiciaire, puis incarcéré en juin 2025 après sa condamnation à 7 ans de prison pour «apologie du terrorisme», confirmée en appel.

https://www.lepoint.fr/debats/segolene–royal–la–toxique–telegraphiste–dalger–T5D7IAZQD5AATLGROFDM2JZXBM/

Ségolène Royal, la toxique télégraphiste d’Alger

Sophie Coignard

2 janvier 2026

En 1979, Valéry Giscard d’Estaing s’était fait l’écho, un peu vite et un peu inconsidérément, d’un télégramme expédié par Leonid Brejnev lui assurant que Moscou allait retirer une partie de ses troupes d’Afghanistan, pays que l’URSS avait envahi quelque temps plus tôt. Il s’agissait d’une pure opération d’intox de la part du dirigeant soviétique. Pendant la campagne présidentielle de 1981, François Mitterrand s’était inspiré de cet épisode peu glorieux pour traiter le président sortant de « petit télégraphiste de Varsovie », capitale polonaise où Brejnev et VGE s’étaient rencontrés un mois avant l’envoi du télégramme.

La formule avait fait mouche.

La semaine dernière, Ségolène Royal, fraîchement élue présidente de l’association France–Algérie, s’est rendue à Alger pour rencontrer tout le gratin du régime, à commencer par le président Abdelmadjid Tebboune, auquel elle a montré plus que de la déférence devant les micros et les caméras des médias officiels. Selon elle, il s’agit d’un homme de dialogue, « dès lors que le respect et la considération sont également au rendez–vous ». Une façon de rejeter la responsabilité de la brouille franco–algérienne sur les autorités françaises, depuis un pays étranger qui, de surcroît, ne peut guère être considéré comme ami.

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L’ancienne « finaliste » à la présidentielle de 2007 – c’est ainsi qu’elle se définit sur le réseau X – a aussi rendu visite au journaliste Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie, et se targue d’avoir obtenu son transfert de Tizi–Ouzou à Alger. À l’écouter, il suffit d’être de bonne volonté envers les potentats de ce pays pour obtenir des résultats.

Quiconque connaît ce dossier sait que c’est faux, et que tenir de tels propos revient à se faire mousser contre les intérêts de son propre pays.

Zélatrice des dictatures

Ségolène Royal, il est vrai, n’en est pas à son coup d’essai quant aux louanges adressées aux régimes autoritaires. Elle avait marqué les esprits, en 2007, lorsqu’elle avait célébré la rapidité de la justice chinoise. Ce n’était qu’un début.

Début septembre 2022, peu après le début de l’agression russe en Ukraine, elle avait accusé Volodymyr Zelensky d’exercer « une propagande de guerre par la peur » et mis en doute les crimes de guerre russes commis à Marioupol, où une maternité avait été bombardée. Elle s’appuyait pour soutenir sa déshonorante théorie sur l’absence d’images des victimes : « vous pensez bien que s’il y avait la moindre victime, le moindre bébé avec du sang, à l’heure des téléphones portables, on les aurait eues ». Ségolène Royal a dû louper les photographies de l’agence Associated Press, notamment celles qui montraient une femme enceinte grièvement blessée, évacuée sur une civière juste avant son décès et celui du bébé qu’elle portait.

En 2016, alors ministre de l’Écologie de François Hollande, elle s’était rendue à Cuba pour les funérailles de Fidel Castro. Elle avait salué à cette occasion « un monument de l’histoire » et considéré que les dénonciations des atteintes aux droits humains commises dans ce pays relevaient de la « désinformation ». Des divagations sans grande conséquence en raison de la faible interaction entre Paris et La Havane. Il en va tout autrement de l’Algérie, qui s’ingénie à déstabiliser la France par tous les moyens, le premier d’entre eux étant de refuser d’accepter sur son sol ses ressortissants sous OQTF.

L’éternelle candidate à tous les postes était seulement ridicule hier. Elle devient réellement toxique aujourd’hui. Sauf si, bien sûr, on s’abstient de la prendre au sérieux.

https://www.leparisien.fr/international/tous–les–pays–sentendent–avec–lalgerie–et–pas–la–france–segolene–royal–plaide–pour–la–reconciliation–entre–paris–et–alger–02–02–2026–OKYNNNN3LZGDHMBYJTWONEQIFE.php

« Tous les pays s’entendent avec l’Algérie, et pas la France ? » : Ségolène Royal plaide pour la « réconciliation » entre Paris et Alger

Invitée sur TF1 ce lundi, l’ancienne ministre, de retour d’une visite à Alger, déplore que la France ne soit pas présente en Algérie, décrivant un pays qui « a énormément évolué ».

Par Ariel Guez 

Le 2 février 2026 à 08h44

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Ségolène Royal (ici en 2023) défend l'apaisement des relations franco–algériennes. LP/Olivier Lejeune

La visite ne fait pas l’unanimité. En tant que présidente de l’Association France Algérie (AFA), Ségolène Royal s’est rendue en Algérie ces derniers jours.

L’ancienne ministre socialiste et candidate à l’élection présidentielle en 2007 a notamment rencontré le président Abdelmadjid Tebboune. Ce déplacement a été critiqué, la relation entre Paris et Alger étant plus que tendue.

Plaidant pour l’apaisement entre les deux capitales, Ségolène Royal a déploré sur TF1 une situation qu’elle juge ubuesque. « Tous les pays s’entendent avec l’Algérie, et pas la France ? Alors que c’est nous qui avons l’histoire commune la plus douloureuse mais aussi la plus imprégnante. Nous avons la Méditerranée en patrimoine commun », rappelle–t–elle.

« L’Algérie a énormément évolué »

« Tous les pays s’entendent avec l’Algérie : l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne », martèle l’ancienne ministre, qui explique qu’après sa rencontre avec le président Tebboune, ce dernier recevait « l’envoyé du président des États–Unis d’Amérique pour investir en Algérie ».

« Ils attendent la visite du président du Medef depuis plus de deux ans », déplore Ségolène Royal.

« L’Algérie a énormément évolué et beaucoup de responsables français, parce qu’ils exploitent politiquement cette fracture, ne veulent pas comprendre que c’est un pays qui investit et exporte », poursuit–elle. « Tous les pays sont là pour investir dans ce pays, sauf la France. C’est quand même extravagant ».

« Nous devons cette réconciliation aux jeunes générations, qui sont des deux côtés » de la Méditerranée, plaide Ségolène Royal, qui met en garde : « Un jour, il sera trop tard pour la France pour nouer ces partenariats parce que les places seront prises ».

Un entretien avec Emmanuel Macron ?

La présidente de l’Association France Algérie note par ailleurs qu’Alger « attend depuis longtemps » un « geste de réconciliation qui devrait commencer par la restitution des objets culturels volés ».

La crise diplomatique entre les deux pays a éclaté après la reconnaissance, à l’été 2024 par Paris, d’un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le Sahara occidental – l’Algérie soutient, elle, le mouvement indépendantiste du Polisario.

À lire aussiBenjamin Stora, historien : « La France et l’Algérie ne sont pas définitivement irréconciliables, mais… »

Depuis, une série d’épisodes sont venus entretenir les tensions. Parmi eux, la détention et la condamnation en Algérie de l’écrivain franco–algérien Boualem Sansal, finalement libéré ; celle de Christophe Gleizes ; ou encore l’incarcération en France d’un agent consulaire algérien accusé d’être impliqué dans l’enlèvement d’un influenceur.

La visite de Ségolène Royal est une « initiative personnelle », avait fait savoir le Quai d’Orsay fin janvier. L’ancienne ministre indique ce lundi « avoir demandé rendez–vous » à Emmanuel Macron pour lui rendre compte de son déplacement. Le président de la République ne lui a « pas encore » répondu, a–t–elle indiqué.

midilibre.fr

https://www.midilibre.fr/2026/02/02/adjointe–de–georges–freche–puis–dhelene–mandroux–a–montpellier–lancienne–elue–marlene–castre–est–decedee–13203509.php

Adjointe de Georges Frêche puis d’Hélène Mandroux à Montpellier, l’ancienne élue Marlène Castre est décédée

Guy Trubuil

2 février 2026

Ancienne adjointe de Georges Frêche puis d’Hélène Mandroux au conseil municipal de Montpellier, figure de la communauté des rapatriés de la ville, Marlène Castre est décédée à l’âge de 81 ans.

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Marlène Castre, au centre, lors de l’hommage à Jacques Roseau en mars 2018.
Midi Libre – JEAN MICHEL MART

Elle était l’une des figures de la communauté des pieds–noirs de la ville, dont elle dirigea la maison des rapatriés Jean–Rosecchi. Un personnage attaché à son quartier de Lemasson et plus largement de la Croix d’Argent. On a appris ce lundi, la disparition de Marlène Castre à l’âge de 81 ans.

Parallèlement à ses activités professionnelles et associatives, Marlène Castre fut aussi une élue socialiste : conseillère municipale et de l’Agglo sous les mandats de Georges Frêche d’abord, à partir de 2002, puis d’Hélène Mandroux entre 2004 et 2014 où elle occupa les fonctions d’adjointe au quartier de la Croix–d’Argent.

Hommage de Michaël Delafosse

"Élu à ses côtés au conseil municipal, je me souviens encore de l'émotion qui se dégageait de son récit de voyage à Tlemcen, lors du jumelage avec la ville de Montpellier en 2009" a témoigné Michaël Delafosse sur ses réseaux sociaux.

À l'issue de son mandat de conseillère, Marlène Castre avait repris la présidence de l'Alger club en remplacement de son mari, Gérard Castres, lui–même élu à son tour dans l'équipe de Philippe Saurel. "Marlène Castres laisse l'empreinte d'une femme profondément humaine, fidèle à ses valeurs, dont l'engagement restera dans nos mémoires[...] Je veillerai à ce que la ville de Montpellier lui rende hommage" a ajouté le maire.

Ses obsèques seront célébrées ce jeudi 5 février en fin d'après–midi au centre funéraire de Grammont.

https://www.hauteprovenceinfo.com/actualite–49239–digne–les–bains–la–batonniere–mary–castaldo–nouvelle–patronne–des–avocats–bas–alpins

Digne–les–Bains. La bâtonnière Mary Castaldo, nouvelle patronne des avocats bas–alpins

Actualités. L'ordre des avocats des Alpes–de–Haute–Provence a une nouvelle bâtonnière, Maître Castaldo succède à Maître Orta.

Publié le 02/02/2026 à 18h06 – Par Francis Rossius (CLP)

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Maître Emmanuelle Orta (à gauche) transmet le relais à Maître Mary Castaldo – ©Francis Rossius (CLP)

Particulièrement fière de ses origines italiennes et pied–noirs, Mary Castaldo ( à droite de l’image) a toujours voulu être avocate pour défendre les plus faibles, les plus fragiles et en particulier pour protéger les enfants, influencée en cela, par une mère présidente de l’association «  Enfance et partage » et ponctuellement assesseure au tribunal pour enfants.Pour cette Manosquine, âgée de 42 ans.

https://juste–milieu.fr/neron–a–lelysee–quand–les–macronistes–decouvrent–le–monstre–quils–ont–cree/

Néron à l’Elysée : quand les macronistes découvrent le monstre qu’ils ont créé

2 février 2026 | Rémy Watremez

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Un système qui se retourne contre sa créature ?

Pendant des années, Maurice Szafran et Nicolas Domenach ont accompagné, soutenu et parfois glorifié Emmanuel Macron. 

Editorialistes bien installés dans les médias français, voix respectées du système médiatique, ils font partie de ceux qui ont contribué à rendre “désirable” un candidat hors normes en 2017.

Avec Néron à l’Élysée, publié le 7 janvier 2026, ils prétendent aujourd’hui ouvrir les yeux, jusqu’à reconnaître leur “responsabilité” dès l’ouverture du livre : ils ont cru en Macron, sans honte… mais trop longtemps ! 

Problème : cette lucidité arrive quand le navire prend l’eau de toutes parts !

Une repentance sous contrôle

Le livre se présente comme une critique sévère, mais garde les codes du récit autorisé.

Macron n’est pas un produit du système : il devient une erreur tragique, presque romantique. Les auteurs décrivent une “cour funeste et vulgaire” (p.18), tout en épargnant ceux qui l’ont installée.

Pire : page 80, la mécanique est révélée sans être dénoncée ! Ceux qui ont fabriqué Macron lui font désormais porter seul la faute.

Le système, lui, reste intact.

Ce revirement tardif n’est pas neutre, sans surprise. 

À l’approche de 2027, tout un écosystème médiatico–politique cherche à se repositionner. Critiquer Macron, oui. Remettre en cause le récit dominant, non.

Néron à l’Élysée est moins une rupture qu’un recyclage narratif : on condamne l’homme pour sauver la machine.

Notre fiche de lecture avec toutes les révélations !

Ce livre mérite mieux qu’un résumé complaisant. Il comporte de nombreuses révélations qu’il est impératif de bien avoir en tête ! 

image11 les zoubias !

https://alhirak–alikhbari.dz/articles/alger–tremplin–ou–branche–pourrie–pour–les–ambassadeurs–de–france

Alger, tremplin ou branche pourrie pour les ambassadeurs de France?

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2026–02–02

 

Abed Charef

 

L’ambassadeur de France en titre, Stéphane Romatet, est–il persona non grata en Algérie? Officiellement non. Il n’y a eu aucun texte, aucun communiqué officiel algérien portant cette mesure extrême. Déclarer un diplomate persona non–grata, un ambassadeur de surcroît, est en effet une mesure hautement sensible, obéissant à des règles étroitement codifiées par les conventions internationales. Rien n’a été publié en ce sens.

Mais l’information a été suffisamment colportée, sans qu’il y’ait démenti officiel, pour que le diplomate français sente bien que son retour à Alger serait déplacé. En l’état actuel des relations entre les deux pays, il semble d’ailleurs que la présence d’un ambassadeur de France à Alger, M. Romatet ou un autre, est superflue, du moins jusqu’à la présidentielle française de 2027.

D’ici là, M. Romatet sera contraint à un rôle inédit: gérer une relation avec un pays où il n’est pas sûr de revenir. Un pays qui a, en outre, constitué une étape importante, voire majeure, dans la carrière de ses quatre prédécesseurs.

 

Un moment délicat

Nommé en juillet 2023, rappelé par le gouvernement français en avril 2025, en pleine crise entre les deux pays, M. Romatet aura ainsi exercé deux années, sans arriver à donner une orientation quelconque aux relations bilatérales. Pouvait–il en être autrement? Ces relations ont été fracassées par la décision prise durant l’été 2024 par le président Emmanuel Macron, qui a validé la position marocaine sur le Sahara Occidental. M. Romatet ne semblait pas avoir son mot à dire. Il n’y pouvait strictement rien.

Avec si peu de marge, M. Romatet jouait serré. Sa planche de salut, c’était de s’accrocher strictement à sa mission première, celle de défendre les intérêts de son pays, ce qui était à la fois légitime et de bonne guerre. C’est ce qu’il a tenté de faire pendant une année, martelant, à chaque occasion, les priorités de son pays en Algérie. Il s’agissait, selon lui, d’«exigences» d’une «nécessité absolue et impérative» : la reprise de la coopération sécuritaire et le rapatriement en Algérie des personnes sous OQTF.

 

Chantage économique

M. Romatet est même allé plus loin. Il a clairement dit que la France s’opposerait à une révision de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne si l’Algérie ne levait pas les restrictions imposées aux entreprises françaises. Sans ce préalable, «Il est évident qu’on ne peut pas aujourd’hui renégocier cet accord», a–t–il dit, insistant sur «les gestes qui sont attendus de la part des autorités algériennes».

Tout ceci, y compris le chantage économique, relevait de l’exercice diplomatique traditionnel, un jeu dans lequel excellent les diplomates professionnels. Mais dans la foulée, M. Romanet s’est apparemment laissé aller à un autre exercice, qui tranche avec son métier de base. Il a participé à un documentaire d’un contenu affligeant, que les autorités algériennes n’ont pas apprécié: on y voit un influenceur algérien exilé en France, M. Amir Boukhors, alias Amir Dz, condamné par contumace, utiliser un vocabulaire ordurier pour parler de dirigeants algériens. Suffisant, apparemment, pour mettre fin a la mission de M. Romatet en Algérie.

 

Driencourt, le contre–modèle

Malgré ces propos déplacés, M. Romatet a toutefois fait preuve de beaucoup plus de réserve que Xavier Driencourt, l’homme qui a réussi à se faire une réputation en menant campagne contre l’Algérie, après y voir été longtemps ambassadeur. Paradoxe, M. Driencourt est le seul ambassadeur français à avoir effectué deux «mandats» en Algérie, de 2008 à 2012 puis 2017 à 2020.

Une fidélité due à un attachement au pays, où il était en poste pendant le hirak ? Visiblement non, car depuis son départ, M. Driencourt mène campagne pour des sanctions contre l’Algérie et pour l’abrogation de certains accords bilatéraux. Y compris quand ce qu’il prône se révèle complètement incongru. Le ministre français des affaires étrangères Jean–Noël Barrot l’a ridiculisé à ce sujet.

 

François Gouyette «l’Algérois»

image13 François Gouyette et sa femme Halima

Autrement plus intéressants sont les propos de M. François Gouyette, ambassadeur à Alger entre 2020 et 2023, et qui révèle comment Emmanuel Macron a tenté de développer une approche très particulière envers l’Algérie. A en croire M. Gouyette, Macron a tenté d’établir une relation personnelle avec le président Abdelmadjid Tebboune, pour contourner la muraille qui fait traditionnellement la diplomatie algérienne, la muraille bureaucratique et sécuritaire.

M. Macron avait «l’ambition» de «nouer une relation véritablement personnelle, forte» avec le président Tebboune qui, selon M. Gouyette, «n’était pas foncièrement hostile à la France ». Ce qui en faisait «l’homme qui ferait un bout de chemin avec la France», d’où l’intérêt de «nouer une relation personnelle» pour arriver, au niveau officiel, à «bâtir une relation plus stable».

M. Macron n’ a pas lésiné sur les efforts. Il a «consacré beaucoup de temps à s’entretenir avec le président algérien», «y compris la nuit, pour nouer une relation personnelle ». La démarche a toutefois échoué, selon M. Gouyette, pour qui, évidemment, «la responsabilité venait du côté algérien».

 

A contre–courant

Mais M. Gouyette sort du moule diplomatique français traditionnel. Peut–être parce qu’il a vécu dans son enfance à Alger, où son père a été banquier, et où il a joué au foot et chanté du chaabi.

De fait, M. Gouyette réfute le discours français classique sur la rente mémorielle. Allant résolument à contre–courant, il affirme que malgré les ressentiments liés au passé, «les Algériens ont, de manière générale, un sentiment d’amitié pour les Français». Il affirme même que «les gens sont frappés par la très grande chaleur de l’accueil que leur réservent les Algériens». Selon lui, «en règle générale, un Français est accueilli avec chaleur en Algérie».

Mais passé ce moment d’émotion, le professionnel reprend le dessus chez M. Gouyette, qui débite lui aussi, de manière très professionnelle, le discours du Quai d’Orsay sur l’Algérie. Pour M. Gouyette, il est «très difficile d’envisager une reprise sérieuse» des relations bilatérales «sans que les conditions ne soient réunies ».

Quelles sont ces conditions?

L’affaire Gleizes, ce journaliste français condamné à sept ans de prison en Algérie; les OQTF, ces ressortissants algériens que la France souhaite expulser; et enfin, la loi algérienne sur la criminalisation du colonialisme.

Que valent ces arguments? Pour Christophe Gleizes, M. Gouyette souhaite «un règlement aussi rapide que possible, et satisfaisant». Il ne dénonce pas, il ne condamne pas, il demande un geste, un peu à l’image de ce qui a été fait avec Boualem Sansal; un geste envisageable, non à cause des pressions françaises, mais parce que c’est un sujet encombrant pour l’Algérie, qui aurait intérêt à clore cette affaire.

Pour les OQTF, la partie algérienne reste intraitable. Ce sera au cas par cas. Le rôle des consulats d’Algérie est de défendre les intérêts des ressortissants algériens, non de délivrer des laisser–passer à chaque demande de l’administration française.

Quant à la loi sur la criminalisation du colonialisme, le coup est parti. Le texte peut être revu, pour être éventuellement dépouillé de certaines dispositions inutiles ou encombrantes, mais il faudra visiblement faire avec. Abandonner cette loi ou l’abroger est un exercice périlleux, sinon impossible.

 

Hommes de pouvoir

L’adoption de cette loi confirme, aux yeux de M. Driencourt, que l’Algérie vit de la rente mémorielle. A force de le répéter, les français, officiels, médias et faiseurs d’opinion, ont fini par y croire.

Deux anciens ambassadeurs français en Algérie n’ont pourtant jamais évoqué publiquement cette question: Bernard Bajolet et Bernard Emié. Pourtant, ils se sont souvent exprimés sur les relations bilatérales. M. Bernard Emié était même un invité de marque de la chaîne «arabo–islamo–baathiste» Echorouk.

Particularité de ces deux ambassadeurs qui ont fait preuve de tant de retenue? Ils ont tous les deux été promus plus tard pour occuper le poste de patron des services spéciaux français, un centre de véritable pouvoir. Ce qui confirme que les diplomates qui font le plus de bruit ne sont pas ceux qui détiennent un vrai pouvoir.

https://www.fnaca75.org/wp–content/uploads/2026/02/AA_PAGES_FEV_MARS_2026.pdf

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Fidèles à nos camarades morts en Algérie, Maroc et Tunisie, à ceux qui disparurent, à ceux blessés physiquement et psychologiquement, à ceux qui nous ont quittés au fil des années, nous nous devons d'honorer leur mémoire ou leur exprimer notre respect par une présence nombreuse.

En ces instants du souvenir, nous nous retrouverons unis comme toujours, entourés des veuves, des épouses, des compagnes qui sont souvent des responsables au sein des comités partageant ainsi l'engagement des « Anciens d'AFN».

Autour de nos fidèles porte–drapeaux toujours vaillants malgré les vicissitudes, accompagnés de la relève que nous souhaitons voire s’amplifier nous montrerons notre attachement aux valeurs qui sont la devise de la FNACA : «Fidélité et Dévouement».

Le Bureau départemental

PROGRAMME DE LA JOURNÉE NATIONALE DU SOUVENIR ET DE RECUEILLEMENT

– AU CIMETIÈRE DU PÈRE LACHAISE

En présence des autorités de la maire de Paris, des représentants des préfets de Région et de Paris, du Président de la FNACA de Paris, des présidents d'associations d'anciens combattants et des porte–drapeaux.

Après la lecture

  • du message de la FNACA Nationale
  • de l'allocution du président de la FNACA de Paris des gerbes seront déposées
  • au mémorial dédié aux 758 parisiens « Morts pour la France »
  • à la stèle « Des familles des tués »
  • à la stèle des disparus des Abdellys ;
  • à la stèle des Victimes de l'OAS ;
  • au jardin du Souvenir : les personnalités, les adhérents et les porte–drapeaux se recueilleront en hommage aux camarades disparus au cours des dernières années dont les cendres ont été dispersées en ce lieu de mémoire.
  • – PLACE DU 19 MARS 1962 (12e) et dans les Mairies d'arrondissements.

    – QUAI JACQUES CHIRAC (ex–Quai BRANLY)

    En présence de la ministre déléguée à la Défense et aux Anciens Combattants, des autorités de la Mairie de Paris, du président de la FNACA Nationale et des représentants d'associations d'anciens combattants.

    – À L'ARC DE TRIOMPHE

    En présence de la ministre déléguée à la défense et aux Anciens Combattants, des autorités de la Mairie de Paris, du président de la FNACA Nationale, du président de la FNACA de Paris et des représentants d'associations d'anciens combattants.

    NOUS COMPTONS SUR VOTRE PRÉSENCE NOMBREUSE.

    Francis YVERNÈS

    Président de la FNACA de Paris

    NB : Les horaires de rendez–vous non encore connus à ce Jour vous seront communiqués ultérieurement.

    https://actu.fr/ile–de–france/paris_75056/pourquoi–l–ecrivain–boualem–sansal–tout–juste–libere–d–algerie–sera–t–il–de–passage–dans–un–lycee–de–paris_63781747.html

    Pourquoi l'écrivain Boualem Sansal, tout juste libéré d'Algérie, sera–t–il de passage dans un lycée de Paris ?

    Dans le cadre du programme "Caricature & démocratie" de la région Île–de–France, l'écrivain Boualem Sansal viendra à la rencontre de lycéens à Paris.

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    L’écrivain Boualem Sansal ira à la rencontre de lycéens à Paris, jeudi 5 février 2026. (©IPA Agency/Maxppp)

    Par Rédaction Paris Publié le 2 févr. 2026 à 17h09

    Comment décrypter une caricature ? Quelles sont les limites de la liberté d’expression ? Peut–on rire de tout ? Autant de questions sur lesquelles les élèves du lycée Edgar Quinet, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, vont avoir l’occasion de réfléchir en compagnie de Boualem Sansal.

    « Rire malgré tout ! »

    La rencontre aura lieu ce jeudi 5 février 2026. En plus de l’écrivain, emprisonné en Algérie puis libéré pour « atteinte à l’unité nationale » après ses déclarations sur le Sahara occidental, les lycéens auront face à eux Valérie Pécresse, présidente de la région, et Pierre Liscia, délégué spécial chargé de la laïcité et de la citoyenneté.

    Lancé en 2025 à l’occasion des 10 ans des attentats de Charlie Hebdo, ce programme a pour objectif  « de défendre la liberté d’expression, de transmettre les valeurs de la laïcité et de donner aux lycéens les outils nécessaires pour faire face aux dangers de la désinformation et des discours de haine ». 

    En janvier 2026, Valérie Pécresse avait inauguré la deuxième édition du programme ainsi que le thème « Rire malgré tout ! », aux côtés de l’écrivain Nathan Devers, de l’essayiste Paul Melun et du dessinateur Xavier Gorce.

    https://www.ladepeche.fr/2026/02/02/le–cercle–algerianiste–entend–faire–vivre–le–lien–culturel–13202431.php

    Condom. Le Cercle algérianiste entend faire vivre le lien culturel

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    Le conseil d’administration et des présidents d’autres comités du sud ouest. DDM, J.Q.

    Associations, Condom

    Publié le 02/02/2026 à 05:14

    Correspondant du Gers

    l'essentiel Devant une nombreuse assistance, son bureau a fait état de son souhait de prolonger des moments de partage.

    Sur les propos optimistes de Marie Paule Garcia, "l’association marche bien", avec ses 131 adhérents, la présidente départementale et locale du Cercle Algérianiste, a débuté l’assemblée par un moment de recueillement pour les anciens algérianistes disparus en 2025 et souhaité la bienvenue aux nouveaux arrivants dans l’asso en présence de nombreux présidents de tout le sud ouest.

    Le Cercle gersois a été créé à Auch par Maïa Alonso le 2 mai 1986.

    Après avoir été mis en sommeil durant quelques années, il fut relancé par René Barcelot et Marcel Alquier en 2003.

    En 2009, Marie Paule Garcia en prend la relève. Elle explique "Nous sommes des passeurs de mémoire, rassemblés par l’amour de la terre où 4 ou 5 générations d’entre nous sont nés.

    Notre devoir comme les 41 Cercles français, est de sauvegarder et défendre notre histoire, transmettre notre mémoire, savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va". 2025 a été riche en évènements dans une ambiance conviviale avec des conférences, des rassemblements devant les stèles aux cimetières d’Auch et Condom, un méchoui, un voyage au congrès de Perpignan, un hommage au monument aux morts.

    Cependant, les finances restent saines. Le vote a réélu le 1/3 du bureau renouvelable.

    Toutefois Marie–Paule Garcia insiste en faisant appel à de nouveaux adhérents sur les conseils de la présidente nationale. Les projets pour 2026 sont nombreux : le 7 mars à Flaran avec la conférence "Les femmes de guerre" par Michèle Servat avec la découverte de Kahima la reine des Berbères, 26 mars rendez–vous au cimetière pour le souvenir de la fusillade de la rue Isly, le 11 avril dégustation de mounas de préférence de confection artisanale ! Proposition pour un voyage à Castelnaudary le 30 avril afin de commémorer le combat de Comerone entre la légion étrangère et les soldats mexicains, ainsi que des conférences relatives à Al Andalus, l’aviation française en Algérie, un méchoui à Terre Blanche, l’écriture d’un ouvrage avec des interviews après le départ d’Algérie et l’arrivée en France.

    Toutefois toutes les suggestions sont bonnes à prendre ! Patricia Espéron maire de Larroque et conseillère départementale, fille de pied noir pourtant née à Condom se dit très attachée à ses racines.

    https://notrejournal.info/Cercle–Algerianiste–de–Lyon–Deces–de–Marie

    Chers Amies et Amis du Cercle Algérianiste de Lyon.

    C’est avec une grande peine et beaucoup de tristesse, que nous avons appris qu’une grande dame venait de nous quitter :

    Marie–Madeleine Vallette d’Osia, fille du général Zeller, et épouse de Bernard Vallette d’Osia, était membre de notre Association, le Cercle Algérianiste de Lyon, (son époux Bernard également), et nous n’oublierons jamais, tout ce que ces deux grandes familles représentaient, pour nous.

    Nous n’oublierons, jamais, la personnalité très attachante, de celle que ses amis, prénommaient affectueusement Madou. Penser à elle, c’est la revoir, au Vatel, lors de nombreuses rencontres amicales et aussi rue Bourgelat.

    C’est donc avoir eu le privilège de la côtoyer.

    Elle avait beaucoup souffert, de la tragique affaire d’Algérie qu’elle avait au cœur, avec ses souvenirs, très personnels car très familiaux. Un père, des frères et sœurs, un mari.

    Vous le savez, vous qui lisez ces lignes, et connaissez bien l’histoire de France, l’histoire de la France en Algérie, au Sahara, dans toute l’AFN, et au–delà des mers.

    Une somme de grandeurs, de douleurs, de deuils et de déchirements, jusqu’à la tragédie finale (et aux procès des généraux,…dont celui du père de ‘Madou’, le général Zeller).

    Malgré ce drame, ‘Marie–Madeleine’ nous surprenait toujours par un calme et une retenue extraordinaire.

    Elle devait être là juste, pour apaiser les souffrances et réconforter. Son regard, son sourire, sa douceur, sa voix assurée, parlaient pour elle.

    Où puisait–elle ces forces ?

    Nous l’aimions respectueusement et affectueusement pour ce quasi miracle, qu’était sa manière d’être.

    Madame, que le Ciel soit doux et plein de chaleur, pour vous et tous ceux qui vous ont précédé.

    Nous nous permettons d’adresser à toute votre grande famille, nos condoléances attristées, sincères, et reconnaissantes, pour ce que vous continuez à représenter pour nous.

    Reposez en paix, et jetez, de temps à autre un petit regard, sur nous qui restons ‘en bas’.

    Sachez que nous aurons toujours besoin de ressentir votre présence et votre aide.

    Philibert Perret, Grégoire Finidori Pdt. et tous vos amis du Cercle Algérianiste de Lyon.

    Voici la lettre émouvante que nous a adressé Laurent Vallette d’Osia, fils de Marie–Madeleine et Bernard Vallette d’Osia :

    Monsieur

    Je suis Laurent Vallette d Osia le fils de Marie Madeleine Vallette d Osia

    J’ ai la tristesse de vous faire part du décès de ma mère hier dans la nuit.

    Elle était très attachée à votre association comme vous le savez .

    Elle était arrivée en Algerie, comme réfugiée en 1940 à 4 ans pour y rester jusqu’ en 1945 entre Alger et El Hafroun.

    Et puis vint la guerre, elle y rejoint son Mari officier, à Alger et à Cherchell pour revenir en métropole en 1961 après le putsch .

    L’Algérie laissa dans l’ esprit et la chair de Maman une trace indélébile.

    Elle y a perdu son meilleur ami, son beau frère, elle y eut ses 4 premiers enfants et son destin s y joua.

    Elle est décédée entourée et aimée de ses 6 enfants , de ses 8 petits enfants et de sa première arrière petite fille.

    C’était une fidèle amie de Boris Kan.

    Bien cordialement : Laurent Vallette d Osia

    Un peu plus complet :

    Marie–Madeleine VALLETTE d'OSIA

    Publié le 20 janvier 2026

    Eric, Agnès, Jean–François, André, Marc, Laurent, ses enfants, et leurs conjoints, Félix, Marie, Louise, Claire, Clotilde, Jeanne, Constance, Jacques, ses petits–enfants, et leurs conjoints, Lily, son arrière–petite–fille, ses frères, sœurs, beaux–frères et belles–sœurs ont la douleur de vous faire part du retour à Dieu de Marie–Madeleine VALLETTE d'OSIA née Zeller,

    le 17 janvier 2026, dans sa 90 e année, entourée des siens.
     

    Une pensée est demandée pour

    Bernard Vallette d'Osia son mari, décédé le 7 juillet 2015.

    La cérémonie religieuse sera célébrée  le samedi 24 janvier, à 15 heures,  en l'église Saint–Pierre de Menetou–Salon (Cher).

    Ni fleurs ni couronnes, des dons peuvent être adressés à l'Unafam, 12, villa Compoint, Paris (17 e ).

    Cet avis tient lieu de faire–part.

    68, avenue de la République, 69160 Tassin–la–Demi–Lune.

    Les desssins du jour

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