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- Revue de presse N° 196
- 2018 - {2003- 2018 - 15ème année}
- Articles du 15 juillet 2018


 

https://www.village-justice.com/articles/les-conditions-maintien-nationalite-francaise-pour-les-anciens-ressortissants,29009.html

Les conditions du maintien de la nationalité française pour les anciens ressortissants Français d’Algérie.


Par Thibaut Philippon, Avocat. - vendredi 13 juillet 2018


Le cadre juridique applicable aux anciens ressortissants Français d’Algérie est tout à fait particulier et mérite d’être précisé.

Les conditions du maintien de la nationalité française pour les anciens (...)

En droit, l’article 19-3 du Code civil, qui reprend en substance l’article 23 de l’ancien Code de la nationalité française, dispose qu’« est Français l’enfant né en France lorsque l’un de ses parents au moins y est lui-même né ».
Or le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 sur l’état des personnes et la naturalisation en Algérie conférait la nationalité française à toutes les personnes originaires d’Algérie, tout en précisant, dans son article 1er alinéa 1 que « l’indigène musulman continuera à être régi par la loi musulmane ». Cette précision, vous le verrez par la suite, n’est pas anodine.
Le même sénatus-consulte permettait toutefois à la population musulmane algérienne de demander à être régie par les « lois civiles et politiques de la France, c’est-à-dire par le statut civil de droit commun ». [1].
Lorsque la demande était acceptée, un décret d’accession au statut de droit commun était publié. Encore aujourd’hui, son bénéficiaire (ou sa descendance) peut demander au service des naturalisations du ministère de l’Intérieur de lui en délivrer une attestation.
Ensuite, à compter de la loi « Jonnart » du 4 février 1919 sur l’accession des indigènes de l’Algérie aux droits politiques, les Français d’Algérie pouvaient accéder à la qualité de citoyen français, c’est-à-dire à la nationalité française pleine et entière, en obtenant du juge de paix un jugement d’admission à la qualité de citoyen français, régi par le statut civil de droit commun. Des conditions restrictives d’accès à la citoyenneté étaient fixées par les articles 1 et 2 de la loi précitée du 4 février 1919. La recherche d’un jugement d’admission aux droits de citoyen français peut toujours se faire auprès des tribunaux algériens de première instance.
Les règles relatives au maintien de la nationalité française postérieurement à la décolonisation de l’Algérie diffèrent, selon que le ressortissant d’Algérie bénéficiait des règles du droit local ou du statut civil de droit commun. Cette question revêt donc un caractère fondamental.
En effet, le législateur a fait une distinction entre les Français d’Algérie régis par le statut civil de droit commun et ceux régis par le droit local. Ainsi, l’article 32-1 du Code civil, qui reprend l’article 154 de l’ancien Code de la nationalité, dispose que « Les Français de statut civil de droit commun domiciliés en Algérie à la date de l’annonce officielle des résultats du scrutin d’autodétermination conservent la nationalité française quelle que soit leur situation au regard de la nationalité algérienne ».
En somme, un Français d’Algérie capable de produire soit le décret, soit le jugement d’accession au statut civil de droit commun, bénéficie automatiquement de la nationalité française, même après l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962.
En outre, pour ajouter une certaine souplesse à ce système, l’article 32-2 du Code civil précise que : « la nationalité française des personnes de statut civil de droit commun, nées en Algérie avant le 22 juillet 1962, sera tenue pour établie, dans les conditions de l’article 30-2, si ces personnes ont joui de façon constante de la possession d’état de Français ».
En d’autres termes, un Français d’Algérie incapable de produire son décret ou jugement d’accession à la citoyenneté française, conservera néanmoins la nationalité française, après l’indépendance de l’Algérie, s’il a constamment joui de la possession d’état de Français. Cette circonstance peut être justifiée par la production de tous documents émanant des autorités françaises (carte nationale d’identité, passeport, carte d’électeur, pièces militaires, immatriculation dans les consulats de France...) qui établissent que l’intéressé a joui de façon constante de la possession d’état de Français pour une période d’au moins dix ans. [2]
En revanche, l’ordonnance du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française modifiée par la loi n° 66-945 du 20 décembre 1966 prévoit que seuls les Français de statut civil de droit local qui ont souscrit à une déclaration recognitive de nationalité avant le 23 mars 1967, ou qui n’ont pas obtenu le bénéfice d’une autre nationalité postérieurement au 3 juillet 1962, conservent le bénéfice de la nationalité française. Les demandes de recherche d’une déclaration de reconnaissance de la nationalité doivent être adressées à la sous-direction de l’accès à la nationalité française, située dans la ville de Rezé, en Loire-Atlantique. Certains services d’archives départementales conservent également des traces de ses déclarations de nationalité qui étaient effectuées devant les tribunaux d’instance de France métropolitaine.
Enfin, les textes précités prévoient également que, par exception, certains français originaires d’Algérie nés avant le 1er janvier 1963 conservent automatiquement le bénéfice de la nationalité française après l’indépendance de l’Algérie : les personnes d’ascendance métropolitaine, les personnes d’origine européenne ayant acquis la nationalité française en Algérie, les personnes de religion juive originaires d’Algérie, les personnes dont un au moins des parents relevait du statut civil de droit commun. [3]
Les anciens Français d’Algérie qui ne remplissent aucune de ces conditions ne peuvent prétendre à la nationalité française via cette procédure. D’autres voies leurs sont néanmoins ouvertes, telle que la procédure de réintégration dans la nationalité française par décret.


https://www.dzairnews.com/articles/lesoir-l-ambassadeur-de-france-a-propos-de-l-indemnisation-des-victimes-algeriennes-de-la-guerre-il-faut-attendre-l-interpretation-des-juristes-2018-07-14


L’ambassadeur de France à propos de l'’indemnisation des victimes algériennes de la guerre : « Il faut attendre l’interprétation des juristes »


Lesoir; le Samedi 14 Juillet 2018

«La décision du Conseil constitutionnel est définitive et n’est susceptible d’aucun changement mais reste à l’interpréter par les juristes et la mettre en œuvre.» C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur de France en Algérie M. Xavier Driencourt en évoquant la décision du Conseil constitutionnel français rendue le 8 février dernier qui a étendu le droit à une pension à toutes les victimes de la guerre d'Algérie qu'elles soient françaises ou non.
Ilhem Tir - Constantine (Le Soir) - En effet, le Conseil constitutionnel français avait tranché jeudi dernier en permettant à toutes les victimes de la guerre d'Algérie de pouvoir prétendre à une pension pour peu qu'elles résidaient dans le pays lors du conflit.


Jusqu'à cette décision du jeudi 8 février, seules les victimes de nationalité française en avaient le droit. Il s’agit, en fait, d’une réponse à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par Abdelkader K., victime à l'âge de 8 ans des violences liées au conflit en Algérie. M. Xavier Driencourt qui avait animé un point de presse tenu au niveau de la librairie Média Plus de Constantine, s’attendait à être interrogé par rapport à cette question, pour preuve, il avait en main une copie de la décision du Conseil constitutionnel qu’il a lue en soulignant l’existence de certaines réserves concernant les personnes qui ont participé directement ou indirectement aux attentats ou autres formes de violences et qui sont exclues du dispositif. Quelle interprétation pour cette décision ?
Le diplomate a précisé que «il y a un certain nombre de restrictions et pour cela, il faut attendre la lecture des juristes» et d’ajouter «c’est au ministère français des Armées de déterminer l’interprétation et la mise en œuvre de cette décision», ceci pour définir le nombre et les personnes qui peuvent prétendre à cette indemnisation et les modalités d’application. Il a, ainsi, préféré la prudence et le choix des mots pour aborder cette question et celles relatives au lourd passé entre les deux pays même si une nouvelle ère du Président Macron avec «sa manière décomplexée de regarder la colonisation» semble donner un nouveau souffle pour les relations entre les deux pays.


Le nombre de visites officielles en Algérie depuis 6 mois en témoigne, selon le diplomate français, de l’intérêt que porte la France pour l’Algérie et la nécessité de développer la coopération dans tous les domaines.
La visite de l’ambassadeur français à Constantine revêt un caractère officiel, elle l’a conduit à la société Etrag, spécialisée dans l’équipement agricole de Aïn Smara où il s’est enquis des avancées de l’industrie mécanique et les différentes opportunités d’investissements et de partenariats, notamment dans le domaine de la sous-traitance qui peuvent intéresser les PME françaises. A noter que l’ambassadeur a rencontré à cette occasion M. Abdessami Saïdoune, wali de Constantine, et M. Najib Arab, président de l’APC. Au cours de cette journée, l’ambassadeur s’est entretenu également avec plusieurs personnalités du monde universitaire et culturel de la ville. Il a précisé que l’ouverture d’un consulat à Constantine n’était pas d’actualité. «Le consulat d’Annaba sera élargi avec désignation d’un consul général pour Annaba et Constantine», a-t-il affirmé. Concrètement rien ne changera, c’est plutôt une approche symbolique pour que la représentation consulaire soit plus active.
I. T.


https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/07/14/michel-bouquet-laurence-parisot-olivier-py-qui-sont-les-392-promus-de-la-legion-d-honneur-du-14-juillet_5331356_3224.html

Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?


L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.

 

 

La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.


Hors sujet

https://fr.sputniknews.com/international/201807141037204029-taux-fecondite-algerie/

Le taux record de fécondité enregistré en Algérie est-il un fait inquiétant ?

Alger
© AP Photo / Ouahab Hebbat

19:56 14.07.2018(mis à jour 00:53 15.07.2018) URL courte

Un des plus hauts taux de fécondité au monde est enregistré en Algérie, dont la population pourrait dépasser les 70 millions en 2050 sur fond de difficultés socio-économiques.
Le taux de natalité en Algérie
est parmi les plus élevés au monde, selon une étude réalisée par la Direction de la population du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et publiée à l'occasion de la Journée mondiale de la population le 11 juillet, indique l'Algérie Presse Service.
Pour la période 2000-2017, la fécondité est passée de 2,4 à 3,1 enfants par femme, alors que le taux de mortalité a sensiblement diminué. Si cet indicateur augmente à 3,5 enfants par femme, la population de l'Algérie attendra les 72,4 millions d'ici 2050. À l'heure actuelle, elle est de 42 millions. Même si le niveau de fécondité diminue à 2,1 enfants par femme, la population du pays augmentera de près de 20 millions et dépassera les 60 millions au milieu du XXIe siècle.
Ainsi, la part de la population en dessous de 20 ans et au-dessus de 60 ans ne fera qu'augmenter, constate l'étude. Cela étant, cette dynamique est enregistrée sur fond de difficultés sociales et économiques.
Dans ce contexte, une diminution de la fécondité est nécessaire pour éviter l'accroissement des dépenses publiques de santé et d'éduction. Pour relever ce défi, les autorités algériennes misent sur la planification familiale intégrée au système national de santé et représentée par 337 centres, 1.528 polycliniques et 1.342 salles de soins.
En outre, le ministère met en valeur des points positifs. Tout d'abord, c'est la diminution de la mortalité infantile de 36,9 morts pour 1.000 personnes en 2000 à 21 en 2017. De plus, l'année dernière, l'espérance de vie à la naissance a atteint 77,6 ans.


https://www.tsa-algerie.com/les-femmes-algeriennes-dans-la-guerre/

Les femmes algériennes dans la guerre

Culture, Médias, Technologies Par: Bekhti Ould Abdallah 15 Juil. 2018 à 07:21

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Chronique livresque. C’est un ouvrage indispensable* pour celui qui veut connaitre le rôle des femmes dans la Révolution algérienne. Écrit par le premier professeur d’histoire de nationalité algérienne, Danièle Djamila Amrane Minne, Les femmes algérienne dans la guerre lui a permis de décrocher le doctorat d’État avec la mention la plus élevée : la mention honorable.

Son préfacier, l’érudit reconnu et connu pour ses combats anti-colonialistes, le professeur André Mandouze ne cache point son admiration : « Préfacer un livre, c’est au contraire, selon moi, accepter de reconnaître, et en quelque sorte de proclamer, qu’on a été si profondément touché par le livre en question que, sans prétendre pour autant revendiquer la moindre part de mérite de l’auteur, on croit devoir par là remercier celui-ci d’avoir songé à faire du préfacier choisi mieux qu’un lecteur de première main : un lecteur privilégié. »

Il cite aussi cet extrait de l’ouvrage, lequel extrait montre, tel un terrible instantané, le regard des hommes sur les femmes fussent-elle des héroïnes : « Les Algériens n’étaient pas préparés au militantisme des femmes : ils ne l’ont facilité ni dans les textes, ni dans les actes. Ils l’ont subi, utilisé, admiré et ils ont souvent essayé, en vain, de le canaliser dans les limites « raisonnables », respectueuses des traditions. »

 

Danièle Djamila Amrane Minne, une héroïne

 morte dans d’atroces souffrances…………

Celle qui écrit n’est pas n’importe qui. Elle parle en connaissance de cause. La guerre, elle l’a vécue, subie dans sa chair et son cœur : Danièle Djamila Amrane Minne est une grande Moudjahida, une héroïne de la guerre de libération au même titre que Meriem Bouattoura, Djamila Bouhired, Zohra Drif, Hassiba Ben Bouali, Samia Lakhdari , Raymonde Peschard et tant d’autres femmes engagées à fond dans une Révolution d’hommes qui leur laissaient si peu de place.

Héroïne Danièle Minne est aussi la fille d’une autre héroïne Jacqueline Guerroudj, grande moudjahida. Autant dire qu’elle avait l’héroïsme dans le sang. Et l’amour de l’Algérie aussi puisqu’elle a préféré, contrairement à Camus, choisir la justice contre sa mère la France.

Elle risqua sa vie en étant porteuse et poseuse de bombe. C’est elle à 17 ans à peine qui déposa une bombe le 26 janvier 1957 à la brasserie Otomatic, rue Michelet, à Alger. 17 ans, vous vous rendez compte !

L’âge de Hassiba l’unique par sa pureté révolutionnaire et son engagement total et jusqu’au sacrifice pour notre pays. Arrêtée, incarcérée, elle fera six ans de prison. Elle est rentrée en prison jeune fille, elle sortira plus mure qu’une grand’mère ! Et c’est cette maturité qui l’a poussée à continuer d’une autre façon l’engagement armé dans l’Algérie indépendante : rencontrer ses sœurs militantes, les comprendre pour mettre en exergue leur rôle capital si souvent méconnu quand il n’est pas carrément occulté.

L’ouvrage met l’accent sur le rôle militant des orchestres féminins et notamment celui de Fadila Dziria qui a même été emprisonnée avant d’évoquer les activités essentielles des combattantes dans les maquis : « Généralement les maquisardes d’origine campagnardes, le plus souvent analphabètes, sont affectées à la cuisine, alors que les citadines, presque toutes lettrées, sont chargées des soins ».

 Arrestation de la fellagha après la pose de la bombe de l’Otomatic………….

Un chiffre donne le vertige : seulement 4,5% de femmes sont alphabétisées contre 13% d’hommes qui savent lire et écrire. C’était ça la mission civilisatrice de la France terre des droits de l’Homme : plonger le peuple algérien dans l’analphabétisme pour mieux le dominer en le gardant dans les pénombres de l’ignorance.

Mais les maquisardes ne sont pas toutes reléguées à des tâches de popote ou d’infirmerie, grâce à Boussouf, si souvent accablé, mais dont il faut reconnaitre les mérites quand il le faut, comme « cette expérience unique en son genre eut lieu en Oranie avec l’envoi au maquis par les services de Boussouf de jeunes filles et garçons comme contrôleurs. Le contrôleur est un chargé de mission envoyé par le Commandement pour effectuer un contrôle complet de la situation de la zone qui lui a été désignée. » Après un stage intensif de trois mois d’éducation politique et d’instruction militaire, ces jeunes, étudiants ou lycéens, sont chargés de contrôler pendant une durée de 2 mois les six zones de l’Oranie.

Ce n’était pas des fonctions de tout repos dans la mesure où certaines contrôleuses sont mortes au maquis. Témoignage d’une combattante en forme d’hommage à ses sœurs de combat : « Par leur abnégation, leur don total d’elles-mêmes pour la lutte de libération, les maquisardes, et notamment les citadines, ont représenté un élément mobilisateur inestimable. C’est certainement la conscience d’avoir été efficaces qui fait que toutes les maquisardes gardent, comme Farida, « un excellent souvenir de cette période pleine de difficultés, mais si enrichissante ».

Quelques indications sur les fidai’yate chargées de la guérilla urbaine. Elles sont généralement issues, comme le précise en connaissance de cause l’auteur, de familles très modestes, certaines issues de la petite bourgeoise et très peu de la moyenne bourgeoisie. L’âge des fidai’yate suscite à la fois l’étonnement et l’admiration. Qu’on en juge : 48% des fidai’yate ont moins de vingt ans et 72% ont moins de 25 ans ! Et ça se comprend : une femme jeune sans mari, ni enfants est plus libre de ses mouvements, de ses choix, en un mot de sa vie qu’une femme « rangée ».

Pour Danièle Djamila Amrane Minne, même dans le combat, la fidai’ya passe après le fidaï : « Certes les fidai’yate étaient prêtes à tout et décidées à agir, mais il est remarquable que toutes leurs actions soient conditionnées par le rôle du fidaï.

Soit elles aident le fidaï lors d’une action armée, soit, cas plus rare , elles se substituent à lui lorsque le caractère de l’attentat (le dépôt d’une bombe volumineuse en quartier européen par exemple) le rend trop risqué pour un homme.

Poseuses de bombes, les fidai’yate n’ont pas, à la connaissance de l’auteur, effectuées des attentats à la grenade ou au pistolet.

« Nous les avons portés sur nos têtes »

Mais c’est dans la Bataille d’Alger que les fidai’yate prennent le pas sur leurs camarades hommes grâce à leurs capacités de se mouvoir sous le haïk. Témoignage de Zohra D (Drif): « Nous vivions la même vie, mais sur le plan de l’activité, nous avions une vie plus intense qu’eux parce que nous pouvions nous déplacer voilées ! C’est eux qui se retrouvaient cloîtrés ! » Djamila B (Bouhired) va dans le même sens en plus explicite ; « Nous, les filles, avions plus de facilités à aller partout. Lorsqu’une mission se préparait, nous allions sur le terrain repérer les objectifs et notre avis était écouté. Nous faisions beaucoup de choses, les mêmes qu’eux et en plus nous nous occupions d’eux…Nous les avons portés sur notre tête. »

Quelle belle formule que voilà, que voici : « Nous les avions portés sur nos têtes. » C’est exactement ça. Et jamais femme ne s’est plaint de la lourdeur du fardeau.

L’auteure note que des fidai’yate ont participé à la direction de la « bataille d’Alger » À l’appui, elle cite Yacef Saadi qui écrit dans son livre , « Souvenirs de la bataille d’Alger » : « Les sœurs Hassiba, Zohra, et Djamila, avec les frères Ali La Pointe, Cherif Debih, plus connu sous le nom de Si Mourad, Omar, mon jeune neveu, tous me suivaient dans mes retraites successives en partageant les mêmes dangers. »

Djamila Bouhired apprécie le sens du débat et du dialogue de Saadi. Ce qui n’était pas du goût de Larbi Ben M’hidi, supérieur hiérarchique de Saadi, qui, craignant l’anarchie, décida d’une directive . Ben Bouali, Bouhired et Drif étaient chargés de la frappe du texte. Les trois furent choqués par une phrase : « L’exécution d’abord, la discussion ensuite. » La parole à Djamila Bouhired : « Nous avons décidé de la remettre dans le bon sens : « La discussion d’abord, l’exécution ensuite. » Si Mohamed (Ben M’hidi) était furieux, pour une fois il a crié et nous a obligés à tout refaire malgré nos protestations.

– Et si le fidaï meurt, Si Mohamed, quand aura lieu la discussion ? lui avons-nous vainement demandé. » Ben M’hidi ne changera pas une virgule au texte. Cet échange montre les limites de la discussion : le militant doit d’abord agir avant de comprendre.

Autre témoignage sur les militantes que cite l’auteur, celui de Germaine Tillion qui a rencontré Saadi et son équipe à deux reprises en pleine « Bataille d’Alger » : « J’étais étonnée d’arriver dans cette belle maison arabe et de voir côte-à-côte ces deux jeunes femmes discrètes (Zohra Drif et Oukhiti Fatiha Bouhired-Hattali) avec ces deux hommes style far West (Saadi et Ali la pointe) armés jusqu’aux dents (…) La femme algérienne a subi un dressage millénaire, certaines ont énormément de personnalité et de courage, mais elles ne peuvent s’’affranchir de ce dressage. Une femme âgée peut avoir des responsabilités, mais pas une femme jeune. Zohra Drif était encore une enfant, on est adulte dans la vie lorsqu’on a un métier. Un pays où les femmes n’ont pas de métier a des femmes mutilées. » Tillion précise encore que « Zohra Drif avait prononcé une phrase ou deux, l’autre n’avait pris aucune part à la conversation. »

Pour Tillion dont la rigidité est connue, les pesanteurs historiques et sociologiques n’ont pas pu permettre aux femmes de jouer un rôle important dans la révolution. On peut lui retourner la question : en dépit de leur plus grande émancipation par rapport aux Algériennes, quels rôles les Françaises ont-elles joués dans la libération de la France dans les deux guerres ? Peut-être moins que les Algériennes quand on voit la liste des martyres de la Révolution. Tillion aurait dû savoir que si Zohra n’avait pas participé aux discussions, ce n’est pas par effacement devant les hommes ou par « dressage », mais parce qu’elle avait de solides raisons qui relèvent de la stratégie. Djamila Minne nous fait entendre les raisons de Drif que Tillion n’a pas entendu : « Yacef a mené toute la discussion, il était très habile et nous n’avions pas à nous en mêler. Cependant, Germaine Tillion m’agaçait au plus haut degré. Nous vivions traqués avec la responsabilité de répondre aux exécutions alors que nous n’en avions plus les moyens. Et elle, qui représentait la Résistance, venait nous faire la morale : les bombes c’est mal. Excédée, je suis intervenue.

-Taisez-vous, gros bébé, m’a-t-elle dit.

« Il ne fallait pas que la discussion s’envenime, je me suis tue, laissant Yacef continuer à mener les débats. »

Dans ses mémoires, Zohra Drif est encore plus directe. Elle raconte que Tillion les a traités d’assassins.

L’auteur insiste sur le fait que si les militantes sont le plus souvent évoquées dans la presse de l’époque, ce n’est pas le cas dans les écrits sur la guerre d’Algérie où leur rôle est minimisé.

Danièle Djamila Amrane Minne note que si le FLN accepte que dans l’action la femme assume les mêmes risques que les hommes, il n’en est pas de même pour les postes de responsabilité où les femmes sont écartées. Elle cite un exemple qui résume tout : « Le premier médecin à prendre le maquis est une femme, Nefissa (Hamoud). Elle est déjà au maquis depuis plusieurs mois en wilaya III, lorsqu’un deuxième médecin, Mustapha, y arrive, mais c’est lui qui est immédiatement nommé médecin-chef de la wilaya. » Consolation pour atténuer l’injustice qui lui est faite : Nefissa Hamoud épousera son chef le docteur Mustapha Laliam. Soixante ans plus tard, peut-on dire que les choses ont vraiment changé ?

À l’instar de la martyre Raymonde Peschard, Danièle Minne fait partie des Françaises qui ont tout sacrifié pour leur pays, notre Algérie. Si les combattantes autochtones ont eu le mérite d’avoir pris les armes, ces étrangères, ces Françaises ont eu un double mérite : celui de l’engagement dans la cause des colonisés, et celui, tout aussi remarquable, d’avoir retourné les armes contre leur pays d’origine. Viendra le jour où l’Algérie reconnaissante rendra l’’hommage mérité à toutes ses filles et fils d’où qu’ils viennent. Ils l’ont irriguée de leur sang. Le sang des martyrs.

Danièle Djamila Amrane Minne
*Les femmes algériennes dans la guerre
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Discours de l'Ambassadeur de France en Algérie pour la fête du 14 juillet


Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Conseillers consulaires,
Mesdames et Messieurs,


Il y a tout juste un an, je vous disais ma joie de revenir ici, parmi vous, en Algérie. Je n’ai pas changé d’avis. J’ai retrouvé un pays que j’aimais, j’ai pu aussi le redécouvrir avec un œil nouveau. Il m’avait gardé bien des joies, des retrouvailles et des rencontres.
Nous ne sommes ni à l’heure du bilan, ni à celle de l’évaluation, mais je veux rappeler ici combien nous avons vécu une année riche pour les relations algéro-françaises. Elle a été marquée par la visite en décembre du Président de la République, Emmanuel Macron, qui y a délivré un message fort. Nous pouvons, je crois, nous réjouir que la génération à laquelle il appartient s’affirme pour donner un nouveau souffle aux relations entre nos deux pays. Le Président de la République avait confié « ne pas être otage du passé ». Sa génération et celles qui suivent, en France, sont légitimes pour s’estimer libérées. C’est même, peut-être, leur devoir historique. Car s’il n’est jamais question d’oublier notre passé commun, à la fois passionnel et tumultueux, l’heure est peut-être venue de faire de notre histoire partagée une force.

Cette belle amitié de demain, elle est en germe aujourd’hui. Au-delà des mots et des idées, notre labeur quotidien, à nous autres qui agissons dans le temps long, est de la faire grandir en portant des projets concrets. En ouvrant, par exemple, une école française à Annaba, et de nouvelles classes dans celle d’Oran. En ouvrant des Espaces France en liaison avec les universités algériennes dans d’autres villes. Pas à pas, nous voulons contribuer à ce que nos cultures et nos langues dialoguent toujours davantage, pour qu’Algériens et Français, en particulier les jeunes générations, apprennent ou réapprennent à parler ensemble, parce qu’il n’y a de richesses que d’hommes, et qu’ils ont tant à partager.
Ce dialogue doit être conduit dans tous les domaines, et il est porté par beaucoup d’entre vous réunis ici, qui êtes les acteurs et les vecteurs de cette relation. Je pense par exemple à la coopération économique, avec en ligne de mire l’installation d’une usine Peugeot près d’Oran, mais également aux projets culturels et sportifs, comme l’idée d’y recréer une épreuve du Paris-Dakar. Bref, il ne s’agit pas ici de recenser un à un les accomplissements et les projets de cette année qui fut riche et intense, mais avant tout d’exprimer une espérance et un enthousiasme.

Mais si nous nous efforçons de porter loin notre regard, rien ne nous empêche d’avoir aussi un œil pour notre histoire. Nous sommes le 14 juillet, c’est une date importante pour l’histoire de France, elle commémore la Fête de la Fédération en 1790, dont l’on peut retenir qu’elle fut à l’époque un temps de rassemblement, au-delà des divergences politiques qui agitaient le pays. Ce sont dans ces moments-là que s’est bâtie l’unité de la France apaisée, et c’est la raison pour laquelle cela a du sens que nous soyons réunis en ce jour.
C’est également l’occasion, pour moi qui suis attaché à l’histoire, de rappeler quelques dates anniversaires qui rappellent la richesse du passé commun algéro-français ou des liens entre l’Algérie et l’Europe. En 1518, en août, la flotte de Charles Quint est en effet capturée devant Alger par Barberousse.
En 2018, comment ne pas penser immédiatement à 1918, année de la paix retrouvée en Europe, et à ces 14 régiments de tirailleurs et de zouaves algériens qui vinrent combattre en Europe. Ils laissèrent sur les champs de bataille près de 30 000 hommes, morts pour la France. Cela, nous ne pouvons et ne devons l’oublier.
2018, c’est également le cent-cinquantenaire de la fondation, en 1868, de la mission des Pères Blancs par Monseigneur Lavigerie, alors archevêque d’Alger. Je crois que cela fut un des beaux moments de l’histoire française en Algérie, car il portait une idée de dialogue entre les cultures : des prêtres catholiques, qui parlaient arabe, portaient la gandoura et le burnous, venant tenir des dispensaires et des écoles.
Ils appartiennent à l’histoire de l’Algérie et aujourd’hui encore, nombreux en Afrique, et de 35 nationalités différentes, ils font pour le développement, le dialogue et l’œcuménisme.
Enfin, et à la veille d’une finale de Coupe du monde de football, comment ne pas évoquer 1998, les deux buts de Zidane, c’était un 12 juillet, et cette équipe de France dont tout le pays était fier de la diversité ? Zidane, idole commune à l’Algérie et à la France, est le symbole que nos deux pays peuvent encore rêver ensemble et produire des destins qui rassemblent. Et, puisque l’histoire se répète, nous aurons demain notre finale, vingt ans plus tard, et nous aurons demain notre idole commune, ce jeune Kylian M’Bappé, qui, au-delà de rassembler par son talent, rassemble par ses origines française, camerounaise et algérienne !
Rassembler, voilà donc notre tâche, rassembler toujours. Nous sommes les deux rives de la Méditerranée, et tel est notre devoir. Car cette mer, dont nous sommes tous les enfants, elle est notre patrimoine commun, notre espace de dialogue. Mais elle est trop souvent, aujourd’hui, le symbole des désaccords et des drames. Alors nous pouvons nous rappeler que nous appartenons tous, Algériens comme Français, chacun avec nos influences, avec nos cultures, à une même civilisation méditerranéenne. Et cela nous dépasse. La relation entre la France et l’Algérie, elle est à nulle autre pareille, car elle dépasse les questions d’intérêts particuliers, elle dépasse même les tensions historiques. C’est une relation indéfectible, exceptionnelle. Nous sommes de la même maison ; sur cette Méditerranée, nous sommes du même bateau. Alors soyons en dignes, et donnons-lui du souffle pour qu’il continue d’avancer.
Pour accomplir cette tâche, je veux vous dire toute ma confiance, et remercier ici tous ceux qui œuvrent au rapprochement algéro-français et franco-algérien. Sans vous, ces paroles sont vaines et ne trouvent aucune incarnation. J’en profite pour saluer également tous ceux à l’ambassade qui vogueront bientôt vers d’autres horizons, et je veux les remercier pour l’excellence de leur travail ici.
Je remercie les sponsors, qui nous permettent de réaliser cette belle cérémonie. Mais également Philippe Bordelliard, l’intendant de la résidence, qui prépare depuis plusieurs semaines cet événement avec son équipe, ainsi que Christophe Dié, le chef cuisinier, qui partira en poste à Moscou à la fin de l’été.
A tous, et à nos deux pays, je veux dire « bon vent ».
Vive l’Algérie,
Vive la France.


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https://francais.rt.com/france/52427-jean-marie-pen-a-tente-faire-evader-auteur-attentat-contre-degaulle

Jean-Marie Le Pen révèle avoir tenté de faire évader l'un des auteurs de l'attentat contre de Gaulle


15 juil. 2018, 08:19 - Avec AFP

 

Jean-Marie Le Pen révèle avoir tenté de faire évader l'un des auteurs de l'attentat contre de Gaulle

Interrogé sur la récente évasion par hélicoptère de Redouane Faïd, Jean-Marie Le Pen a confié avoir tenté, en 1963, de faire évader de la même manière Jean Bastien-Thiry, condamné à mort pour avoir participé à l'attentat contre le général de Gaulle.
Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, raconte, dans son journal de bord diffusé le 14 juillet, comment il a tenté en 1963 de faire évader, par hélicoptère, Jean Bastien-Thiry, condamné à mort la même année pour sa participation à l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle. «Je crois révéler aujourd'hui que la première tentative était de notre fait», a déclaré Jean-Marie Le Pen, interrogé sur la récente évasion par hélicoptère du braqueur Redouane Faïd.
Cette tentative avait été « imaginée pour sortir Bastien-Thiry, condamné à mort», explique Jean-Marie Le Pen dans cette vidéo où il s'entretient avec son assistant, Lorrain de Saint Affrique, le jour de la fête nationale.

 

« Tout était prêt, l'hélicoptère loué, les plans mis en place sous la direction d'ailleurs du commissaire Dides, député du nord de Paris. [...] On y a renoncé parce que, la veille dans l'après-midi, Bastien-Thiry a fait savoir qu'ayant une grave angine, il ne pourrait pas participer à son évasion », raconte le fondateur du Front national (FN). « Il est évident qu'il s'agissait d'un prétexte et que, sans doute, dans son for intérieur, le colonel Bastien-Thiry avait déjà fait une grande partie du chemin vers la mort et vers, peut-être, le statut de martyr de l'Algérie française », ajoute-t-il.
Le 22 août 1962, un commando de 13 hommes, partisans de l'Algérie française, a tenté d'assassiner le président de la République, le général de Gaulle, lors d'un attentat commis au Petit-Clamart, actuellement dans les Hauts-de-Seine. Environ 150 balles ont été tirées par les assaillants. Bastien-Thiry a été arrêté le 17 septembre. Condamné à mort, il fut passé par les armes le 11 mars 1963.
Elu pour la première fois député en 1956 sous la bannière de Pierre Poujade, Jean-Marie Le Pen dirigea en 1965 la campagne présidentielle du candidat de Jean-Louis Tixier-Vignancour, avant de cofonder le FN en 1972.
Sa fille Marine Le Pen, actuelle présidente du Rassemblement national (ex-FN), a notamment travaillé comme avocate dans le cabinet de Georges-Paul Wagner, qui participa à la défense des auteurs du Petit-Clamart et fut par la suite député FN.


https://present.fr/2018/07/16/larmee-et-les-militaires-au-zenith-aupres-des-francais/

L’armée et les militaires au zénith auprès des Français

Publié le 16 juillet 2018 par Pierre Malpouge

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L’image de l’armée française dans l’opinion est excellente, et même à son zénith : selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, neuf Français sur dix soit 87 % ont une « bonne opinion » des militaires.
Pour 94 % des sondés, nos soldats sont « courageux » ; ils sont « dévoués » pour 91 % d’entre eux, et ils « défendent les valeurs républicaines » (89 %). 80 % leur font confiance pour « intervenir sur le territoire national en cas d’attaque terroriste ».
Une opinion plus que favorable que l’on retrouve également dans la classe politique. Ainsi, chez les sympathisants Les Républicains, ils sont 96 % à avoir une bonne opinion, 95 % chez ceux du Rassemblement national (ex-FN) et de La République en marche, 87 % du côté du PS et même 80 % chez les Insoumis.
La lutte contre le terrorisme explique largement ce regain de sympathie des Français pour leur armée. Mais quatre Français sur dix (38 %) seulement disent faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre le terrorisme islamiste. Lequel Emmanuel Macron se retrouve pour le coup au même niveau que son prédécesseur François Hollande (selon un sondage réalisé en mars 2016, seuls 38 % des Français faisaient alors confiance à François Hollande pour lutter contre le terrorisme). Pourtant, à la différence de Hollande, Macron avait osé désigner l’ennemi, les islamistes. Mais à présent l’opinion en attend beaucoup plus.
Par rapport aux années passées, l’évolution est notable. Jusqu’au début des années 1990, moins de 70 % des Français avaient une bonne opinion de l’armée (notons qu’en 1985, les Français étaient 35 % à avoir une mauvaise image des militaires, notamment un sur deux parmi les sympathisants de gauche), relève l’institut de sondage.
Les Français estiment que « les militaires ne sont pas assez reconnus »
L’opération Chammal, menée contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak, a été approuvée par 86 % des Français, ce qui ressemble à un plébiscite. Les Français estiment qu’« il faut continuer jusqu’à ce que Daesh ne soit plus une menace ». Quant à l’opération intérieure Sentinelle, elle est approuvée à hauteur de 77 %.
Une armée donc au zénith dans le cœur des Français. Des Français qui estiment d’ailleurs que les militaires ne sont « pas assez reconnus ».
Un manque de reconnaissance auquel s’ajoute le regret par l’opinion de l’insuffisance de moyens pour nos soldats et notre armée. En mai dernier, 55 % des Français interrogés estimaient en effet que le niveau actuel du budget de la Défense « ne permettait plus aux armées de remplir leurs missions » et 82 % d’entre eux disaient souhaiter qu’il soit « maintenu et augmenté ». Cela ne va pas dans le sens des orientations actuelles, car le ministère de l’Action et des Comptes publics aurait l’intention de récupérer 850 millions sur le dos des armées afin de pouvoir réunir les 4 à 5 milliards d’euros manquants pour ramener le déficit public sous le seuil de 3 % du PIB.
A noter qu’en matière d’Europe de la défense, 54 % des Français estiment que celle-ci devrait avoir comme priorité une « participation commune aux opérations extérieures » et qu’elle doit se construire dans « le cadre global de l’Otan ». Comme aurait pu dire le général Bigeard, l’armée est seule à nous donner encore cette vraie « parcelle de gloire ».
Pierre Malpouge


https://present.fr/2018/07/16/fier-detre-francais-pas-europeen/

« Fier d’être Français », pas Européen !


Publié le 16 juillet 2018 par Guy Rouvrais

 

https://present.fr/wp-content/uploads/2018/07/9154-chard.jpg

 

Dans la tribune d’honneur du stade moscovite le chef de l’Etat était déchaîné, a-t-on dit – quelques photos en témoignent –, à soutenir, avec force cris, les Bleus finalement champions du monde. Il y a célébré la victoire de la France, pas celle de l’Europe. Celle-là a disparu ce soir-là… L’un des joueurs, Griezmann, a proclamé « Je […]
Guy Rouvrais


 

Les dessins du jour

      


  

 

                    

          

  

 
     
 

Merci aux brillants dessinateurs pour leurs talents immenses

PINATEL  - http://www.dessins-de-pinatel.fr/
L’AIXOIS MIEGE - https://www.delitdimages.org/
IGNACE - http://www.medias-presse.info/category/ddj/
CHARD  - https://present.fr/category/chard/
Les dessins d'actu de RALETZ  - http://nickraletz.over-blog.com/
DILEM   - https://www.liberte-algerie.com/dilem/

BIRDS DESSINES  - https://www.birdsdessines.fr/

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