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- Revue de presse N° 144
- 2018 - {2003- 2018 - 15ème année}
- Articles du 24 mai 2018


https://www.publicsenat.fr/article/societe/allocation-aux-harkis-la-colere-des-senateurs-contre-le-gouvernement-86196#.WwWxku5cuiU.facebook

Allocation aux harkis : la colère des sénateurs contre le gouvernement

Le gouvernement a refusé, ce mercredi au Sénat, d’aligner les allocations de reconnaissance versées à certains anciens combattants harkis sur celles des anciens soldats supplétifs européens. Un refus qui a provoqué la colère des sénateurs.

Par Alexandre Poussart et Tâm Tran Huy

« Nous parlons de 74 harkis, qui se sont battus pour la France pendant la Guerre d’Algérie, et encore aujourd’hui en 2018 nous hésitons sur un amendement qui régularise leurs droits ? Je dis non ! C’est une question d’honneur pour la France ! », s’est indigné la sénatrice (Les Républicains) Joëlle Garriaud-Maylam, ce mercredi au Sénat, durant l’examen de la loi de programmation militaire.

Avant 2011, un double statut pour les anciens combattants

 

Durant ce débat, le gouvernement s’est opposé à deux amendements des groupes LR et RDSE au Sénat qui permettent de régulariser les aides versées à 74 anciens combattants, déboutés par l’administration française. En effet, avant 2011, la loi française distinguait les combattants supplétifs (hors armée régulière) de droit local, applicable aux populations arabo-berbères, les harkis, et les combattants supplétifs de droit commun, d’origine européenne. Ce double régime a donc entraîné deux niveaux d’allocations pour les anciens combattants.

En 2011, cette distinction a été considérée comme inconstitutionnelle et discriminante et est inscrite dans la loi en 2013. Cette dernière prévoyait une rétroactivité entre 2011 et 2013, par la suite censurée par le Conseil constitutionnel. Sur ce motif, 74 anciens combattants harkis ayant ainsi demandé une régularisation de leurs allocations entre 2011 et 2013, ont été déboutés. L’allocation de reconnaissance demandée s’élevait à plus de 3600 euros par an.

 

Un motif de non rétroactivité repris, ce mercredi, par la secrétaire d’Etat Geneviève Darrieussecq, pour s’opposer à l’amendement des sénateurs, malgré tout adopté par la majorité des sénateurs, qui lui a reproché sa réponse sèche et technocratique.

À noter que chaque année, 100 anciens combattants disparaissent, du fait de leur âge avancé.

 


Hors sujet

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2018/05/male-blanc-la-faute-demmanuel-.html

"Mâle blanc" : la faute d'Emmanuel Macron

Par Ivan Rioufol le 23 mai 2018 12h32

 DR archives RPweb

Emmanuel Macron cautionne le Grand Remplacement, ce concept défendu par l’écrivain Renaud Camus. Mardi, lors de l’exposé de sa "philosophie" (brumeuse) sur les banlieues issues de l’immigration extra-européenne, le chef de l’Etat a pris ses distances avec le rapport de Jean-Louis Borloo.

Il a expliqué : "Deux mâles blancs qui ne vivent pas dans les banlieues se remettent un rapport sur les banlieues : ça ne marche plus comme çà". Cette phrase, sidérante dans la bouche du garant présumé de l’unité nationale, fait comprendre que le chef de l’Etat a pris acte de la disparition du Blanc dans ces quartiers, et que ce dernier n’a donc plus son mot à dire dans la "politique de la Ville".

C’est ce phénomène que décrit aussi Camus. Mais lui récolte les insultes des immigrationnistes car il s’alarme de la place que prend la "diversité", y compris dans l’inflexion communautariste de la politique. Macron se défend de suivre cette pente du multiculturalisme.

Cependant, le fait de reprendre à son compte l’expression de "mâle blanc" lui fait avaliser le séparatisme ethnique, mais aussi culturel et religieux, que défendent les "racisés". En effet, ce vocabulaire racialiste - raciste serait sans doute le mot le plus juste - est celui des nouvelles minorités qui s’estiment dominées par l’Homme occidental judéo-chrétien.
La composition du nouveau Conseil présidentiel des villes, qui cornaquera Macron dans sa politique pour les cités "sensibles", est à l’image de la nouvelle France qui entend mener son propre destin. Parmi les personnalités : l’humoriste Yassine Belattar qui porte sur l’islamisme un regard compatissant.

Jamais la France ne s’était jusqu’alors reconnue par une couleur de peau. La Constitution assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens "sans distinction d’origine, de race ou de religion". C’est pourquoi Macron commet une faute politique grave en flattant les mouvements différentialistes qui n’entendent pas se plier aux exigences de l’assimilation. Dénier au "mâle blanc" - c’est-à-dire au Français de culture européenne - sa place dans les nouvelles banlieues musulmanes et sa compétence pour en parler est, pour Macron, une capitulation devant cette contre-société qui se consolide.

Elle revendique d’être chez elle là où elle est, sans autres égards pour la société d’accueil, sinon pour lui réclamer des aides financières. En fait, le chef de l’Etat prend le risque d’accentuer la dérive séparatiste, plutôt que de tenter de la résorber. Sans doute croit-il, par son attitude, flatter le "nouveau monde" dont il se dit le tuteur éclairé.

Le président ferait bien, néanmoins, d’observer ce qui se passe en Italie et partout ailleurs en Europe avec le réveil des peuples trop longtemps maltraités. Les Français, comme les Italiens, n’entendent pas devenir étrangers dans leur propre pays. Ils ne veulent pas être réduits à cette caricature grotesque du mâle blanc dominant, poussé dehors par une nouvelle civilisation construite sur l’entre-soi. Attention au retour de bâton !


http://www.dandelotmije.com/article-la-croix-fr-ecrit-fracas-d-une-bombe-fragments-d-une-vie-117328470.html

Par micheldandelot le 23 Mai 2018 à 13:05

Des pieds-noirs militent pour l’apaisement des consciences « J’affirme que les PN n’étaient pas tous OAS, loin de là » Documentaire : « Les parfums de ma terre »

 
Jacky Malléa                                                         et Michel Dandelot

 

Jacky Malléa, délégué régional de l'APNPA. PHOTO/Photo Harry Jordan

"La guerre d'Algérie a commencé le 8 mai 1945", insiste Jacky Malléa, délégué régional de l'APNPA (Association des pieds-noirs progressistes et leurs amis). Né à Guelma en 1940, il se souvient même des mouvements de foule ce jour de l'Armistice où les Algériens qui manifestaient ont été massacrés, comme à Sétif d'ailleurs. "La France avait laissé entendre aux Arabes qui s'étaient engagés à leurs côtés pendant la Seconde Guerre mondiale qu'ils auraient droit à leur indépendance", rappelle inlassablement ce militant engagé.

Parce qu'il estime qu'il "est important pour lui de dire ce qu'il a vu et entendu", il s'est donc engagé aux côtés des pieds-noirs progressistes. L'association, qui compte presque 200 militants au niveau national, vient de tenir son assemblée générale à Toulouse.

L'occasion pour elle de dresser le bilan des actions menées jusqu'à présent. L'APNPA a été invitée dans des colloques partout en France, écrit de nombreuses lettres ouvertes notamment contre le projet d'implantation d'une stèle en hommage au général Bigeard à Fréjus... «Nous protestons généralement contre le laisser-aller des autorités face aux agissements des 'nostalgériques'. Nous militons également pour le rapprochement de la France et de l'Algérie".

Après avoir surtout joué un rôle d'opposition, - l'APNPA a manifesté dernièrement contre la pose d'une plaque hommage à un ancien de l'OAS dans un cimetière du Jura -, l'association a décidé d'être davantage force de propositions. "Nous voulons organiser des débats autour du 8 mai 1945.

Il est vraiment important de parler de ces années avant 1954 pour bien comprendre la guerre d'Algérie". A ce titre, Jacky Malléa est d'ailleurs déjà intervenu dans des collèges et lycées. Il a également souvent été interpellé par la communauté pied-noir. "J'ai reçu une lettre anonyme, des appels téléphoniques où on m'insultait sans me laisser le temps d'expliquer mon histoire et ma démarche", regrette-t-il tout en prônant "l'apaisement des consciences. 50 ans après, il est temps que la vérité ressorte". Une parole libre qui ne demande qu'à s'exprimer.


https://www.francebleu.fr/infos/education/genevieve-darrieussecq-a-oradour-sur-glane-pour-le-devoir-de-memoire-1527063057

Geneviève Darrieussecq à Oradour-sur-Glane pour le devoir de mémoire


mercredi 23 mai 2018 à 10:19 - Mis à jour le mercredi 23 mai 2018 à 18:55 Par Alain Ginestet et Nathalie Col, France Bleu Limousin


La Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Armées a participé ce mercredi, à Oradour-sur-Glane, à une Journée Défense et Citoyenneté consacrée au devoir de mémoire.

Geneviève Darrieussecq est arrivée tôt ce matin à Oradour-sur-Glane

Geneviève Darrieussecq est arrivée tôt ce matin à Oradour-sur-Glane © Radio France - Nathalie Col

Oradour-sur-Glane, France


Genevière Darrieussecq, la Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Armées est venue à Oradour-sur-Glane ce mercredi, pour une Journée Défense et Citoyenneté consacrée au devoir de mémoire. Mise en oeuvre par la Direction du Service National et de la Jeunesse, la "JDC" rassemble chaque année 780.000 jeunes. Geneviève Darrieussecq a profité de cette rencontre avec 45 lycéens haut-viennois pour évoquer le futur Service National Universel (photo). Voulu par Emmanuel Macron, ce dispositif est en cours d'élaboration et la Secrétaire d'Etat a promis que les jeunes seraient consultés sur ses modalités, notamment sa durée. 

 

La Secrétaire d'Etat a rencontré des jeunes pour évoquer la Journée Défense et Citoyenneté - Radio France

La Secrétaire d'Etat a rencontré des jeunes pour évoquer la Journée Défense et Citoyenneté © Radio France - Nathalie Col

Geneviève Darrieusseq a ensuite visité, en compagnie des jeunes, l'ancien village d'Oradour-sur-Glane, détruits par les nazis le 10 juin 1944. 642 habitants du village avaient été exécutés. Une visite guidée par Robert Hébras, l'un des six survivants du massacre, qui avait 19 ans à l'époque.

La secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq et Robert Hébras, survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane, entourés de jeunes dans l'église du village martyre - Radio France

La secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq et Robert Hébras, survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane, entourés de jeunes dans l'église du village martyre © Radio France - Nathalie Col


Des nouvelles du bled

24/05/2018 08h:31 CET

https://www.huffpostmaghreb.com/entry/trois-romans-de-taos-amrouche-reedites-en-algerie_mg_5b066807e4b05f0fc844a42e

Trois romans de Taos Amrouche réédités en Algérie
La publication en Algérie est une réparation posthume pour le frais accueil qui lui a été réservé à Alger en 1969 au Festival panafricain.

 

https://img.huffingtonpost.com/asset/5b0668aa2000004100b926ad.jpeg?cache=JZ9pHEMEDm&ops=scalefit_630_noupscale 


Trois romans de Taos Amrouche (1913-1976), plus connue en tant qu’auteure et qu’artiste sous le nom de « Marguerite-Taos Amrouche », seront bientôt disponibles en Algérie.
Les Editions Frantz Fanon ont annoncé la publication prochaine de Jacinthe noire, de L’amant imaginaire et de Solitude ma mère, parus en France, respectivement, en 1947, 1975 et 1995, aux Editions Joëlle Losfeld, appartenant actuellement aux Editions Gallimard.


Dans leur édition algérienne, Jacinthe noire et L’amant imaginaire sont préfacés l’un par Yamilé Ghebalou, l’autre par Afifa Berehi, toutes deux professeures de littérature à l’université d’Alger. Solitude ma mère est, quant à lui, préfacé, par le journaliste et essayiste Ahmed Cheniki.
Né à Tunis en 1913 dans une famille kabyle qui, pour être chrétienne, avait dû prendre le chemin de l’exil, Taos Amrouche est la sœur de Jean EL Mouhoub Amrouche, auteur et poète qui a milité en France pour les droits politiques des Algériens colonisés.
Elle est la fille de Fadhma Aïth Mansour, une Kabyle christianisée - et épouse de Kabyle également converti au catholicisme - qui a relaté son douloureux itinéraire dans Histoire de ma vie (Editions Maspero, 1968), préfacé par Kateb Yacine et l’orientaliste français Vincent Monteil.
Dans cette famille de « perpétuels exilés » (Afifa Brerhi, préface de L’amant imaginaire), le patrimoine kabyle s’est conservé comme un lumineux repère.
Fadhma Aith Mansour en a transmis l’amour à Taos Amrouche, ainsi qu’à son frère Jean El Mouhoub, qui, en 1939, a publié Chants berbères de Kabylie, un recueil de contes, de poèmes et de proverbes traduits par lui vers le français.


Taos Amrouche s’est fait connaître  par ses romans, largement autobiographiques. L’un de ces romans, Jacinthe noire, fait partie des tout premiers romans nord-africains de langue française.
Comme l’observe Yamilé Ghebalou dans sa préface, c’est, en plus, une biographie publiée « en cette époque où si peu de femmes écrivent » et où « les puissances coloniales musèlent et étouffent les populations soumises ».
Taos Amrouche s’est aussi fait connaître en tant que chanteuse qui, en quatre disques, a révélé au monde un pan du patrimoine culturel kabyle : Chants berbères de Kabylie (1967), Chants De L’Atlas (1970), Incantations, méditations et danses sacrées berbères (1974) et Chants berbères de la meule et du berceau (1975).
Militant pour faire reconnaître la culture de ses ancêtres, elle a fait partie, en 1966, aux côtés de Mouloud Mammeri et de Mohamed Arkoun, des fondateurs de la première Académie berbère.
Publié en 1971, Le Grain magique, un recueil de contes, de poèmes et de proverbes de Kabylie, est une autre de ses contributions au sauvetage de la mémoire culturelle kabyle menacée par l’oubli.
La publication en Algérie de ces trois œuvres de Taos Amrouche, une auteure partagée, comme sa mère et son frère, entre deux univers culturels intimes mais dissemblables, est un hommage qui lui est rendu au pays natal de ses parents, où elle a eu l’occasion de faire quelques séjours sans jamais y vivre.
C’est surtout une réparation posthume pour le frais accueil qui lui a été réservé à Alger, en 1969, au Festival panafricain.
N’ayant pu s’y produire alors qu’elle y avait été invitée, elle avait partagé ses Chants berbères de Kabylie avec les étudiants de la résidence universitaire de Ben Aknoun.


http://www.elwatan.com/regions/centre/alger/les-changements-climatiques-a-l-origine-de-la-disparition-des-hirondelles-24-05-2018-368794_148.php

Préservation de l’environnement
Les changements climatiques à l’origine de la disparition des hirondelles

le 24.05.18 | 12h00

Les hirondelles, qui migrent habituellement en Algérie, ne se sont pas acclimatées à ces changements, caractérisés par des vagues de froid

D’autres facteurs ont fait que le nombre d’oiseaux migrateurs a reculé, entre autres la pollution qui touche les zones humides.

Active depuis 2015, l’Association des chasseurs d’Alger compte 150 membres actifs et des centaines d’adhérents. Cette association effectue des opérations de chasse sur autorisation du wali d’Alger durant des périodes définies (du 15 septembre au 1er janvier), pour le petit gibier, et jusqu’au 28 février, pour le gros gibier (sanglier). Ces chasseurs organisent des battues exceptionnelles aux sangliers à la demande d’agriculteurs ou de citoyens sur autorisation des autorités locales ou de wilaya.

 


Square Bresson lieu de concert des oiseaux.

 

D’après le président de l’association, les changements climatiques, marquant le pays à la fin de l’hiver et au début du printemps, sont à l’origine du recul notable de la population des hirondelles, cette année, dans les wilayas du centre du pays, a indiqué, à Alger, le président de l’association, Saoudi Mohamed.

Dans une déclaration, M. Saoudi a précisé que les membres de l’association, à travers les wilayas du centre, avaient soumis à l’association des rapports faisant état d’un recul notable du nombre de la population des hirondelles, cette année, estimant que ce recul était le plus important depuis la disparition graduelle de ces oiseaux migrateurs, soit à la saison de migration de 2015.

Il est probable que les changements climatiques que connaissent les wilayas du Nord, notamment à la fin de l’hiver et au début du printemps, soient à l’origine de cette absence remarquable, avancent les adhérents de   l’Association. Les hirondelles, qui migrent habituellement en Algérie à partir du mois de janvier, jusqu’au mois de mars, ne se sont pas acclimatées à ces changements, caractérisés notamment par des vagues de froid, a indiqué, par ailleurs, M. Saoudi.

Des adhérents de l’Association des chasseurs   des wilayas du Centre ont remarqué la disparition quasi totale de la population des hirondelles, auparavant estimée en centaines de milliers, mais elle est absente aujourd’hui dans les zones de leur migration, a ajouté le président de l’Association.

Précisant que cet oiseau n’est pas considéré comme une battue et qu’il n’est nullement menacé par l’être humain en Algérie, M. Saoudi a dit que les changements climatiques en Algérie ne sont pas aussi importants que ceux marquant d’autres pays, mais ils ont, toutefois, impacté la migration de cet oiseau vers notre pays.

Il a adressé, à ce titre, un appel à tous les spécialistes, en vue de chercher davantage les causes de la disparition de cet oiseau du ciel algérien, précisant que l’Association œuvre actuellement à collecter toutes les données nécessaires en la matière pour remédier à cette situation.

Signalons que dans le périmètre de la capitale, il existe une zone humide, en l’occurrence le lac de Réghaïa, qui accueillait par le passé des milliers d’oiseaux migrateurs. Avec la pollution du lac, le nombre d’oiseaux a reculé de manière inquiétante. Il est temps que les pouvoirs publics se penchent sur ce problème afin de sauver la zone humide et les espèces d’oiseaux qui la fréquentent.


https://www.liberte-algerie.com/actualite/letat-francais-devant-le-fait-accompli-293495


A LA UNE / Actualité

Pensions pour les victimes algériennes de la guerre d’indépendance
L’État français devant le fait accompli

De très nombreux compatriotes de France et d’Algérie ont contacté maître Jennifer Cambla depuis le 8 février dernier, date à laquelle le Conseil constitutionnel français a rendu sa décision concernant l’élargissement du droit à la pension aux victimes civiles algériennes de la guerre d’indépendance, en invoquant le principe d’égalité, garanti par la Constitution française.


Cette avocate du barreau de Toulouse qui a plaidé l’affaire d’une des victimes, Abdelkader K., un sexagénaire résidant à Bordeaux, avait saisi la première juridiction française pour contester une loi discriminatoire de 1963 qui réservait le statut de victimes aux seuls citoyens français. Jointe par Liberté, elle considère que rien ne peut entraver désormais l’application de la décision du Conseil constitutionnel et que le gouvernement doit s’y soumettre sans réserve.


Son client a d’ailleurs rendez-vous au tribunal de grande instance de Bordeaux où une audience est programmée le 29 septembre prochain pour examiner les résultats d’une expertise médicale commandée par le juge afin de valider son droit à la pension.
Dans le récit qu’il a livré à la justice, Abdelkader K. raconte avoir été blessé à l’abdomen lors d’un attentat à la bombe, à Mascara en 1958. Il avait 8 ans.  

 

 

Son avocate a déjà plaidé une affaire similaire il y a quelques années. Cherif Yacoub, 75 ans aujourd’hui, a été, lui, blessé en 1960, au cours d’une manifestation à Mostaganem. Des balles qui l’avaient atteint à la jambe l’ont lourdement handicapé. Arrivé en France après l’indépendance, il avait écrit à tous les présidents français, de De Gaulle à Hollande. Mais ils n’ont rien fait. François Hollande lui avait néanmoins répondu, lui expliquant qu’il ne pouvait pas se mêler d’une affaire de justice.


Désignée par le tribunal de Toulouse via l’aide juridictionnelle, Me Cambla a d’abord plaidé devant la chambre des pensions militaires qui a débouté son client, puis devant la cour d’appel, plus sensible à son cas. Cette juridiction a en effet considéré que la loi est discriminatoire. Mais le ministère de la Défense, qui a fait appel, a refusé d’appliquer le verdict du tribunal.


En dernier recours, l’avocate a saisi le Conseil constitionnel. Elle avait même pensé porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Aujourd’hui, elle estime que le dossier est clos et qu’il ne reste au ministère des Armées d’autres choix que d’appliquer la loi. Dans une intervention devant le Parlement en mars dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, s’est montrée rassurante, en affirmant que le gouvernement travaille sur la question et que plusieurs ministères ont été associés. Selon Me Cambla, le montant des pensions reste très dérisoire (une centaine d’euros par mois).
Elle estime néanmoins que la reconnaissance de statut de victimes est très importante et que la décision du Conseil constitutionnel répare une injustice.
Si le tribunal de Bordeaux valide l’expertise médicale d’Abdelkader K. et l’autorise en conséquence à réclamer une pension, d’autres demandes suivront, assure son avocate.


De Paris : Samia Lokmane-khelil


Hors sujet

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/la-gegene-dans-les-genes-le-pen-perd-son-proces-contre-bruno-le-roux-19c145c201aebc8317956b4779ec1e80

"La gégène dans les gènes": Le Pen perd son procès contre Bruno Le Roux

AFP24/05/2018 à 17:44

Combinaison des portraits à Paris de Bruno Le Roux (g) et de Jean-Marie Le Pen au Luxembourg,  réalisée le 19 mai 2018 ( AFP/Archives / Bertrand GUAY, JOHN THYS )

Combinaison des portraits à Paris de Bruno Le Roux (g) et de Jean-Marie Le Pen au Luxembourg, réalisée le 19 mai 2018 ( AFP/Archives / Bertrand GUAY, JOHN THYS )

Le cofondateur du Front national Jean-Marie Le Pen a perdu jeudi le procès pour injure intenté au socialiste Bruno Le Roux, qui avait affirmé que "la gégène (la torture, ndlr), c'est dans les gènes des Le Pen".

Le 10 décembre 2014, après des propos de la présidente du Front national Marine Le Pen semblant légitimer la torture dans certains cas, Bruno Le Roux, alors chef de file des députés socialistes, avait estimé devant la presse qu'"elle a réagi avec ce qu'elle est. La gégène, c'est dans les gènes des Le Pen. Pour elle, c'est normal, très normal".
Jean-Marie Le Pen, alors président d'honneur du parti d'extrême droite, avait poursuivi pour Bruno Le Roux pour injure publique.
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Des articles de presse versés aux débats par la défense de Bruno Le Roux "démontrent que ces propos s'inscrivent dans le cadre d'une série de déclarations anciennes faites par Jean-Marie Le Pen sur la légitimation du recours à la torture pendant la guerre d'Algérie, bien qu'il ait toujours nié y avoir recouru lui-même", note le tribunal correctionnel de Paris dans sa décision, consultée par l'AFP.
Les propos de M. Le Roux, qui s'inscrivent "dans le cadre d'une polémique ancienne que Jean-Marie Le Pen a lui-même alimentée à de multiples reprises", "ne sont ni outrageants ni méprisants à son endroit mais constituent un simple commentaire sur les idées politiques qu'il défend et que sa fille, Marine Le Pen, est susceptible de défendre, partageant, pour Bruno Le Roux, des traits de caractères commun avec son père", estiment les magistrats.
Il s'agit selon les juges d'une "appréhension subjective et métaphorique", la "gégène" - argot militaire désignant "un générateur électrique portatif qui fut utilisé comme instrument de torture au moyen de l'électricité" - étant pour Bruno Le Roux "l'allégorie de la torture, du courant idéologique dans lequel est supposée s'inscrire Marine Le Pen".
Le tribunal a ainsi relaxé Bruno Le Roux, qui fut éphémère ministre de l'Intérieur de décembre 2016 à mars 2017, et débouté Jean-Marie Le Pen de sa demande de 50.000 euros de dommages et intérêts.


https://www.laprovence.com/article/edition-salon/4986801/limmeuble-saint-norbert-petit-a-petit-vide-de-ses-habitants.html

jeudi 24/05/2018 à 10h37 - Mis à jour à 12h03

Salon : l'immeuble Saint Norbert petit à petit vidé de ses habitants

Sur les 200 logements, 68 sont encore occupés. La démolition ne devrait pas intervenir avant 2020  par Simon JOUSSET

L'immeuble Saint-Norbert a été achevé en 1962.
L'immeuble Saint-Norbert a été achevé en 1962.

Hier s'est tenue une réunion en mairie lors de laquelle il était question de la réhabilitation de l'immeuble Saint Norbert, encore appelé le "U", qui borde l'avenue du Maréchal Juin, dans le quartier des Canourgues.
Lionel Royer-Perreaut, le président de 13 Habitat, le gestionnaire de cette barre d'immeuble sortie de terre au début des années 1960, était présent aux côtés du maire, Nicolas Isnard, de Mourad Yahiatni, conseiller municipal délégué à la politique de la ville, et de Davina Fabbi, conseillère municipale déléguée à la rénovation urbaine. L'occasion de faire le point sur le relogement des habitants avant que l'ensemble soit démoli.

Encore 68 logements occupés

 


Nicolas Isnard l'a dit et répété :"Le U est un bâtiment emblématique de ce que nous ne voulons plus à Salon, que ce soit du point de vue du bailleur ou de la Ville. Il incarne à nos yeux le logement dégradé et inadapté aux aspirations et au bien-être des citoyens."


Décision a donc été prise avec 13 Habitat de démolir ce bâtiment, achevé en 1962 et conçu à l'époque pour accueillir les rapatriés d'Algérie.


Pas question pour autant d'expulser ses habitants. Une vaste opération de relogement a alors été lancée par le bailleur social et la municipalité avec pour objectif de trouver un nouveau toit aux 200 familles locataires de l'immeuble.
"Pas une mince affaire, reconnaît le maire. Car les habitants doivent aller là où ils veulent, nous ne voulons pas les contraindre. Alors ça se vide lentement, mais sûrement." À l'heure actuelle, 132 logements sont vides. Reste alors 68 familles à reloger. "On est sur une bonne cadence, à raison, en moyenne, de 6 familles relogées chaque mois", confie le premier édile.


Pourquoi ça prend du temps ?

 

"Ce n'est pas simple car nous ne relogeons pas tous les habitants du Saint Norbert dans un même immeuble, expliquait Nicolas Isnard. Les familles sont relogées dans tous les quartiers de la ville. Nous voulons en profiter pour faire exploser les concentrations de population."
Il faut alors attendre que des logements correspondant aux attentes des locataires soient libres. "Nous avons 1 283 logements à 13 Habitat, ce qui offre une certaine rotation de logements vacants. Certaines familles peuvent aussi être relogées chez d'autres bailleurs sociaux, détaillait Lionel Royer-Perreaut.
Nous avons une double contrainte : le nouveau logement doit respecter une typologie et avoir un loyer en adéquation avec les revenus des relogés. C'est un nouveau départ pour les familles, autant que leur nouveau logement corresponde à leurs attentes".
Et d'ajouter : "Il faut dire les choses, ceux qui restent sont ceux qui sont les plus réticents à partir. Nous développons avec la Ville toute une série de mesures pour les inciter à déménager. Et puis au Saint Norbert, et c'est aussi le cas dans d'autres quartiers, certaines familles sont implantées et sont en lien avec des trafics divers et variés.
Je vais donc amplifier la loi Égalité et citoyenneté qui permet la résiliation des baux des familles qui sont directement ou indirectement impliquées dans les trafics de stupéfiants."
Les élus espèrent qu'il ne restera plus que 30 ou 40 familles à la fin de l'année. Et tablent sur une désertification du Saint Norbert fin 2019 ou courant 2020. "L'objectif est de vider correctement, quitte à ce que ça prenne davantage de temps", expliquait Nicolas Isnard.

Lionel Royer-Perreaut, le président de 13 Habitat, aux côtés des élus salonais, lors de la réunion qui s'est tenue hier en mairie.

Lionel Royer-Perreaut, le président de 13 Habitat, aux côtés des élus salonais, lors de la réunion qui s'est tenue hier en mairie.
Et après ?
Si les élus sont volontiers diserts sur le relogement des familles, ils sont en revanche moins bavards sur ce que deviendra le site une fois le Saint Norbert démoli. "Aujourd'hui rien n'est arrêté, assure le maire de Salon. Néanmoins nous pouvons dire deux choses : il y a une quasi-unanimité sur la volonté de ne pas refaire du logement ; ensuite, 13 Habitat, même si le site lui appartient, a dit que c'est la Ville qui choisira ce qu'elle veut faire."
La municipalité travaille d'ores et déjà sur plusieurs pistes. "Rien n'est officiel, mais on réfléchit à un équipement public. Santé, scolaire, formation professionnelle, économique ? On ne sait pas encore, mais ça ne sera probablement pas du logement. Nous aimerions en profiter pour oxygéner cet espace."
"Il n'y a pas de raison qu'une fois la démolition terminée, nous nous désintéressions du site, prévient Lionel Royer-Perreaut. Mais nous ne serons pas non plus dans la volonté de maximiser les profits sur ce terrain."


https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-colloque-en-memoire-de-la-guerre-d-algerie-5779686

Nantes. Colloque en mémoire de la guerre d’Algérie

Des appelés nantais durant la guerre d’Algérie. | DR


Par Ouest-France  Modifié le 25/05/2018 à 09h00 Publié le 24/05/2018 à 19h44
Entre 1954 et 1962, des Nantais furent envoyés, bon gré, mal gré, en Algérie. Quelles traces a laissé cette partie de leur vie ? Un colloque organisé par l’atelier de recherches historiques de l’Université permanente de Nantes apporte des réponses, ce vendredi 25 mai.

Entre 1954 et 1962, des Nantais furent envoyés, bon gré, mal gré, en Algérie.

Quelles traces a laissé cette partie de leur vie ?

Un colloque organisé par l’atelier de recherches historiques de l’Université permanente de Nantes apporte des réponses, ce vendredi 25 mai.

 

Trois questions à…

Rémi Fabre, professeur d’histoire contemporaine émérite et coordinateur du colloque L’impact et la mémoire de la guerre d’Algérie à Nantes et dans sa région, ce vendredi 25 mai, à Nantes.

Pourquoi avoir retenu ce thème de la mémoire de la guerre d’Algérie ?

Au moins 1 200 000 jeunes français ont été envoyés en Algérie, dans le cadre du service national, dont la durée légale était de 18 mois mais pouvait durer jusqu’à 30 mois.

Comment ces anciens appelés ont appréhendé cette guerre ? C’est un sujet qui a été partiellement étudié au plan national et très peu étudié en ce qui concerne les appelés de la région nantaise.

Il nous a semblé intéressant de connaître leurs expériences, savoir comment ils ont vécu cette guerre, comment s’est passée leur réinsertion dans la vie privée, etc.

Comment avez-vous collecté ces informations ?

Nous avons obtenu auprès d’associations d’anciens combattants les coordonnées de personnes ayant participé à la guerre d’Algérie. Nous leur avons adressé un questionnaire auquel une quarantaine de personnes ont répondu. Et pour approfondir le travail de recherche, nous avons mené une vingtaine d’entretiens.

Qu’est-ce qui ressort de vos travaux ?

Impossible de résumer en quelques mots l’ensemble de ce que nous avons collecté, tant les retours étaient denses, les expériences diverses. Chaque ancien appelé avait à cœur de partager, souvent avec émotion, cet épisode de sa vie.

Et même si l’on a constaté une résilience chez eux, ces entretiens étaient vécus pour certains comme un soulagement, car ils n’avaient jamais pu en parler auparavant.

C’est la raison pour laquelle il nous a semblé pertinent d’organiser un colloque, de manière à restituer le résultat de nos travaux de manière structurée et le plus authentiquement possible.

Vendredi 25 mai, de 10 h à 17 h 15, 6, rue de Bouillé, à Nantes. Contact : remiclement@orange.fr


http://www.lematindalgerie.com/affaire-commandant-azzedine-du-david-contre-goliath-tahkout

Mercredi 23 mai 2018 - 20:59

Chèques douteux et petites histoires de pécunieux

Affaire commandant Azzedine : du David contre Goliath-Tahkout ?

    Tahkout, le milliardiaire.

Dans le procès qui oppose le commandant Azzedine au patron du groupe industriel Tahkout, dont on suit les péripéties comme les épisodes d’un feuilleton captivant dont on guette les éventuels rebondissements, il est question de sommes faramineuses que le commun des mortels ne doit pas bien situer à leur juste appréciation, tant le nombre de zéros rattachés aux chiffres impliqués dans les chèques de transactions entre nos deux nantis se traduit en sommes à donner le tournis, même aux experts es-calcul et comptabilité ! Quelques opérations élémentaires sont nécessaires pour clarifier et jauger les choses à leur juste mesure.

Evidemment, il ne nous appartient pas de nous immiscer ou de porter quelconque jugement dans une affaire de justice toujours en cours, et qui concerne bien plus des juges et des avocats expérimentés en droit, en lois et en charia, que l’observateur distant et soumis à une rigoureuse neutralité. Mais il est utile de mettre en relief et d’analyser en termes de glossaire simple, clair et direct, ce que les sommes en litige représentent.

Dans cette affaire, il est question de montants et de chèques sans provisions, réfutés par le mis en cause, sur lesquels il est inutile de s’attarder ! Cependant, il suffit de focaliser son attention sur cette somme de 150 millions de DA (la plus petite de toutes, me semble-t-il), soit 15 milliards de centimes, que notre commandant reconnaît avoir reçu d’une traite du patron du groupe Tahkout, pour bien s’imprégner de l’exorbitance des sommes en jeu dans cette intrigue de gros sous.

 

En arrondissant à 20.000 DA les traitements mensuels, 150 millions de DA représentent 625 années de Salaire minimum en Algérie, et environ 40 années de revenus des députés Tliba et Salhi ! De quoi assurer la vie et le confort d’une bonne dizaine de générations de la lignée concernée ! Même convertis en euros, au taux de change parallèle du square port Saïd, c’est l’équivalent de 50 années de traitements basés sur le SMIC français ! Calculs arrondis à la louche, mais avec une marge d’erreur suffisamment faible pour les faire graviter autour de leurs justes valeurs !

Arrive-t-il à nos honorables nantis d’inspecter leurs richesses sous l’angle de vue du citoyen lambda qui peine à joindre les deux bouts d’un quotidien féroce ? De quel genre d’altruisme ou de bienveillance envers ses prochains peut-on se prévaloir en étalant ainsi de l’avoir plein les armoires et des comptes à faire évanouir les 38 millions de gachis sur les 40 millions d’habitants que compte le pays ? Il faut faire partie des 2 millions restants, ceux de la petite famille FLN-tox, pour manipuler de telles sommes et savoir de quoi il s’agit ! La justice n’a-t-elle d’ailleurs pas avouée quelques incompétences, dépassée par des chiffres à faire tressaillir et éblouir juges, magistrats et avocats qui ne font pas de l’intégrité un vain mot ?

Il s’agit donc d’une affaire de gros chèques qui échappe aux repères budgétaires du petit citoyen qui se bat au quotidien pour s’assurer la petite khobza.

Mais à quoi diable peuvent bien servir ces milliards cumulés par un seul individu, de surcroît octogénaire ? S’assurer un oreiller et un matelas confortables, une fois sous terre ? Où est la retenue dans ces étalages de fortunes à sustenter des dizaines de familles démunies du strict minimum de survie ? La véritable Rahma, surtout en ce mois d’intense piété, ne consiste-t-elle pas à détacher son esprit de ces biens et de ces capitaux factices qui ont fait perdre à l’homme le sens du partage et de la main tendue pour le transformer en égoïste endurci, indifférent à la mal-vie des autres, préoccupé en permanence par son seul et unique souci, celui de stoker toujours plus d’avoir pour garantir une longévité et un confort éphémères pour lui et ses descendances ?

Il faut une sacrée dose de confiance réciproque et des liens agrémentés de toutes sortes de serments de fidélité pour que 15 milliards de centimes soient ainsi fournis, sans témoin ni intermédiaire, et remis de gré à gré, en un chèque unique et une simple signature ! Dans quel genre de référentiel analytique un bipède qui a subi des millions d’années d’évolution avant de mériter le titre d’être humain accompli et civilisé peut-il décoder ces affaires de gros milliards ? Décidément la planète financière ne vit pas sur cette Terre familière aux citoyens d’en bas qui se contentent de quelques bières pour se sentir bien ! Elle opère dans un monde parallèle sur lequel ne s’ouvre pas de portail d’accès avant ni de portique arrière !

« Nous n’avons pas pris le maquis et ne nous sommes pas battus contre les roumis pour bénéficier d’avantages, de privilèges ou de postes émérites » avait récemment discouru un ancien moudjahid de chez nous, à l’occasion de la célébration de je ne sais plus quelle date liée à la révolution, en excipant les sempiternels slogans « gloire à nos martyrs » ! Ces affaires de gros sous prouvent que telle formule est bien difficile à faire avaler au p’tit gachis !

Pendant qu’en Juillet 1962, hommes, femmes et enfants nous égosillions avec des tahia-eldjazaïr festoyant, les malins de tous bords se sont rués sur le butin, les immeubles, et toutes sortes de biens vacants abandonnés par les colons, pour en jouir de leurs vivant et en faire profiter les arrières-arrières petits-enfants, jusqu’aux nèmes générations !

Décidément l’Algérie a tout faux, en long, en large, en travers, et surtout de bas en haut, jusqu’à ce tout puissant là-haut, malmené et mêlé à tout va dans des affaires de dividendes qui ne le concernent pas ! Quand on voit ces milliards circuler en toute normalité entre nantis, et ces avoirs excessifs exhibés, souvent avec légèreté et toupet, à la face de celui qui se bat au quotidien pour assurer la maigre pitance indispensable à la survie des siens, on se surprend à maugréer toutes sortes de jurons contre diables et divinités, et surtout contre le Général « Colombey les deux mosquées », fautif premier de la déconvenue du pays !

Slimane Azem avait, au lendemain de «l’istiqlal» confisqué, dénoncé ces vices déguisés en vertus par ceux qui nous ont délivrés du méchant colon pour mieux le remplacer : « Amjahedh s’el-plaça, Cha3b yettaf dhi setta » ! avait-il osé formuler du temps de Ben Bella, de Boumediene et, encore et encore… du jeunot Bouteflika.

55 ans après, à une Algérie plus que jamais « Amjahedho-militaro-centriste », cette formule s’applique toujours, en mieux, car « même faux, le Moudjahid est sacré prince ou roi, l’impécunieux gachis se pend à la courroie »… Celle qui assure la transmission de biens mal-acquis entre membres assermentés de la petite « famiglia », en s’époumonant, mandat après mandat, en guise de serment collectif de fidélité au Roi, du slogan puéril « el-djeich, cha3b, a3mak ya Bouteflika » !

On nous l’a servi, on nous le servira encore, celui-là ! N’en déplaise à un commandant Azzedine qui s’étonne que le Raïs ignore des doléances adressées par l’officier qu’il fut à un autre commandant, tapis aux frontières pour humilier son combat mené sur le terrain !

Ah cette sacrée Histoire d’Algérie ! Faudra bien la raconter un jour sans impliquer dinars ni milliards !

Auteur Kacem Madani

 

Il existe à l’école de police d'Hussein dey une mission de métropolitains dite « mission C » et connue sous cette appellation par certains musulmans. Cette mission est en relation avec les services de renseignement d’AZZEDINE commandant de la zone autonome ALGER SAHEL. Un des agents de liaison est nommé : BOUHRAOUA - el- Hadj est employé à la SNCFA et demeurant 14 rue Babazoun. Cet agent fréquente les cafés de la Place du Gouvernement où se rencontrent de nombreux agents du renseignement d'AZZEDINE.
La mission "C" fournit aux services d‘AZZEDINE des listes d’Européens à enlever, et des listes de voitures suspectes appartenant à des gens à enlever.

C'est la mission "C" qui a fait enlever M. MOUROT du Monoprix de BELCOUKT et son Adjoint par le F.L.N.

Quand les musulmans dos commandos AZZEDINE ne peuvent pas agir, notamment dans les quartiers européens, ce sont des membres de la mission « C » qui agissent, sous un déguisement quelconque.
C’est ainsi que KHELIFA KHELIFA leader du F.A.A.D., dont l'adresse avait été donnée par le Commissaire VERGUES, (réf. n° 760-265 du S.O.D.E.R en date du 20.5,1962), a été emmené à HYDRA par des membres européopenns de la mission "C" et remis au F.L.N. pour être exécuté.


Rappel

http://www.lematindalgerie.com/lavocat-marron-le-combinard-et-moi-le-fellaga

Jeudi 29 mars 2018 - 11:28

LE COMMANDANT AZZEDINE REVELE
L’avocat marron, le combinard et moi le fellaga

Le commandant Azzedine

La cour de Chéraga m'a adressé une convocation pour son audience du 6 mars prochain. Rien que de très normal que de comparaître à la citation d'un tribunal qui vous y assigne. Mais voilà, l'accusation relève d'un mauvais scénario tant il paraît  incroyable, invraisemblable, inouï, je dirai même abracadabrantesque. J'ai trop de déférence pour la justice de mon pays, pour ne pas prendre très au sérieux une citation de la respectable institution.

Je suis accusé d'avoir émis des chèques sans provision d'une valeur que seule la bouche peut prononcer. Trois chèques respectivement de : 125 milliards de centimes pour le premier ! Un deuxième de 60 milliards de centimes et un troisième de 35 milliards de centimes ! J'avoue ne pas m'en remettre.

Inutile de préciser que je n'ai jamais au grand jamais, émis ces chèques.

Cependant de telles sommes laissent des traces quant à la contrepartie reçue en échange. Qu'est-ce que cette personne ou ces personnes m'ont remis en échange et que je cacherai. Que m'ont-ils vendu ? Quel service m'ont-ils rendu et qui équivaudrait à des telles mirobolantes factures ? Suis-je redevable de sommes d'argent ? 

Je reconnais que M. Tahkout, des transports estudiantins qui serait un des plaignants, m'a prêté la somme de 15 milliards de centimes. Tout comme il a semé l'information à toute l'Algérie qui le sait puisque, la chaiîne Numidia, qui est sa propriété, en a fait un feuilleton, qui passe en boucle en prime time, depuis plus d'un an, au mépris de la loi, de la déontologie et de l'éthique, le tout sous l'œil bienveillant, indulgent, sans doute même amical, de l'ARAV autorité chargée de veiller au bon usage des médias du secteur audiovisuel.

Mais comme dit l'adage il n'y a pas de fumée sans feu.

Depuis quatre ans, jour et nuit, mon esprit est hanté par le dédommagement de personnes qui ont placé leur argent dans une calamiteuse affaire qui m'a ruiné, ruiné ma famille et des amis. Ma seule préoccupation était de les rembourser à hauteur des sommes qu'ils ont avancées, déduction faite des dividendes perçus. Car certains ont perçu des gains non négligeables et pour quelques-uns plus qu'ils n'en ont investi. Mais, passons...

Depuis 1966, j'exploite un immeuble de rapport situé rue Hammani (ex-Charras). Je n'ai jamais manqué de payer les impôts et taxes y afférant.

J'ai pensé à vendre cet immeuble et me libérer du poids de mes obligations envers les investisseurs. Sa vente était pour moi, la seule et unique solution pour rembourser tout le monde, rubis sur ongle.

C'était mon dernier espoir pour que je me débarrasse une bonne fois pour toutes,  cette boite à chagrin.

A la recherche d'un avocat, pour coordonner les opérations de remboursement que je pensais imminents, des amis m'ont conseillé Me Farouk Ksentini. Un homme que je ne connaissais qu'à travers les éloges ou parfois les critiques de la presse.

Le règlement était simple. J'ai accompli les démarches nécessaires pour faire l'acquisition de l'immeuble. Mais c'était compter sans les calculs de tiers qui surveillaient l'affaire et me surveillaient comme le lait sur le feu.
Un blocage de taille surgit !

On m'a appris Ô surprise qu'une transaction avait été passée en catimini, à mon insu, entre "l'Etat", allez savoir qui, et quand, et le propriétaire français. Sic !

Alors que j'en étais l'occupant sous toute la présidence de Houari Boumediène, celle de Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf, Ali Kafi, le Président Liamine Zeroual et le Président Bouteflika du moins jusqu'à 2015.

J'ai adressé une correspondance au Président de la République, la première d'une longue liste qui restera sans réponse, afin qu'il puisse m'aider à débloquer la situation. Sa réponse, la seule et unique, a été sous la forme d'une invitation par le premier ministre M. Abdelmalek Sellal, qui m'a accueilli. Il m'a informé que le président lui avait enjoint de régler cette affaire dans les meilleurs délais.

Que s'est-il donc passé pour qu'une machine qui a roulé sans encombre depuis 51 ans se grippe subitement ?  

Je ne connaissais M. Tahkout, que de nom. Sans que je ne lui demande quoi que ce soit, il s'est de lui-même, proposé de me faire un prêt de 150 millions de dinars pour m'aider à régler une partie les remboursements. Tout en me demandant l'origine de cette manne, venue d'un généreux créancier, j'accueillis avec joie la proposition.

J'ignorais  que cette bienveillance cachait en fait l'histoire du pot de fer et du pot de terre, puisqu'il me somma de lui rembourser illico presto, l'argent  avancé.

Tout s'éclaircissait. La vente avait été bloquée par le Premier ministre Sellal qui n'a jamais eu l'intention de régler ce problème malgré les injonctions du Président de la République. Tant que j'exploitais cet immeuble et que je bénéficiais de l'usufruit tout allait selon leurs prévisions. Autrement dit, à ma mort "ils" allaient s'en emparer sans autre forme de procès.

De son côté, M. Tahkout, qui avait décidé de prendre l'immeuble par tous les moyens, y compris les plus délictueux, il était convaincu qu'étant dans l'impossibilité de procéder à l'acquittement, dans l'immédiateté, j'allais tout naïvement passer la main pour un bouchon de carafe.

Je reconnais avoir remis des chèques à blanc signés, à mon avocat Me Ksentini afin de payer mes créanciers après la vente de l'immeuble.

Pourquoi ces chèques réapparaissent-ils après l'assassinat par les services de sécurité de mon gendre Hamza Hadjouti ?

Avant même que la gendarmerie de Bab-Djedid ne nous apprenne la terrible nouvelle, j'avais rencontré Me Ksentini, la veille plus exactement, chez moi. Il me tenait des propos ahurissants, inintelligibles. Je me suis même interrogé sur son état de santé mentale.

"Tu habites bien avec le Président Bouteflika", m'avait-il dit (sic).

Il m'avait appris qu'il était quotidiennement convoqué par le DRS à la caserne Antar à Hydra, afin qu'il s'explique sur sa déclaration concernant son entrevue avec le Chef de l'Etat qui lui aurait déclaré qu'il optait pour un cinquième mandat.

Lorsque je lui ai demandé quelle mouche l'avait piqué pour qu'il fasse une telle déclaration, il me répondit sans se démonter que c'était "mon gendre Hamza qui la lui avait dicté" !!!

Mon gendre, un fellah ! Hamza, l'apolitique qui ne lisais du journal que les résultats sportifs et la page des faits divers !

Cette machination combinée contre moi par l'avocat, l'homme d'affaires, et les politiques qui ont fait obstacle à l'acquisition de l'immeuble n'a depuis le départ deux objectif :
- Primo : me déposséder de mes droits sur l'immeuble.

- Secundo : Me faire taire.

Et vous pensez-bien que cela ne se fera pas sans complicités...

Cdt Azzedine.


https://present.fr/2018/05/25/loi-fake-news-mauvaise-nouvelle-pour-la-liberte-dexpression/


Loi fake news : mauvaise nouvelle pour la liberté d’expression


Publié le 25 mai 2018 par Guy Rouvrais

https://present.fr/wp-content/uploads/2018/05/9118-p2-chard.jpg

 

Les députés ont examiné en commission la proposition de loi voulue par le gouvernement sur les fake news, lequel gouvernement toutefois n’a pas voulu en avoir l’initiative, ce sont donc les élus LREM qui l’ont proposée. Le pouvoir veut ainsi laisser reposer sur ses affidés l’accusation de restreindre la liberté d’expression. Car c’est de cela qu’il s’agit ! Il existe, depuis 1881, une loi sur la presse qui, déjà, réprime la propagation de fausses nouvelles, rarement appliquée. Quand elle l’est, elle participe, bien involontairement, à la propagation de cette fausse nouvelle. N’est-ce pas l’ancien et célèbre patron de France-Soir, Pierre Lazareff, qui disait : « Une information plus un démenti, ça fait deux informations. » ? Un nouveau texte répressif ne peut être là que pour aggraver la répression et limiter la liberté.


Toujours, que ce soit dans les démocraties ou les régimes totalitaires, ce n’est officiellement que pour de bons motifs que l’on réduit les libertés. Ainsi, la loi Macron – car c’est lui qui l’a voulue – vise à préserver la sincérité du scrutin lors d’élections décisives pour le pays en empêchant que des fausses nouvelles viennent l’affecter. La commission des lois, avant la discussion du texte en séance le 7 juin, a donc dû définir ce qu’est une fausse nouvelle. Ce qui, en effet, est un préalable et c’est là que gît le lièvre. Apparemment, le sens de « fausse nouvelle » est obvie, c’est une nouvelle… fausse. Naïma Moutchou, rapporteur LREM de la proposition, la distingue toutefois de la fausse information, rien n’est simple… En effet, selon elle, « plus large que la notion de “fausse nouvelle”, la “fausse information” vise les informations dépourvues de tout élément de fait contrôlable de nature à les rendre vraisemblables ». C’est cette définition que la commission a retenue.


Le rapporteur précise que l’enjeu est d’« éviter qu’une atteinte disproportionnée puisse être portée à la liberté d’expression », sachant que « la lutte contre les fausses informations serait circonscrite aux cas dans lesquels il est établi que la diffusion de telles informations procède de la mauvaise foi ». Enregistrons l’aveu : il s’agit bien d’une atteinte à la liberté d’expression mais que le législateur entend limiter selon la bonne ou la « mauvaise foi » de celui qui la diffuse. Une notion éminemment subjective, seul Dieu pouvant sonder le cœur et les reins. Plus prosaïquement, cela revient à décider en fonction de la tête du client…


En outre, pendant les trois mois précédant une élection, des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plateformes numériques. L’auteur d’une fausse information sera passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Seuls les candidats et les formations politiques pourront saisir le juge des référés, qui devra prendre dans les 48 heures « les mesures proportionnées et nécessaires » pour faire cesser la diffusion de la fausse information, comme si dans ce laps de temps la justice avait les moyens de vérifier son authenticité et d’apprécier la bonne ou mauvaise foi du diffuseur !                Guy Rouvrais

 


26 mai 2018 à Aix-en-Provence – Manifestation du Bastion Social

 

 

 

Bastion Social Aix-en-Provence

Ce matin, les militants tractaient à la Rotonde pour inviter les habitants d'Aix-en-Provence à participer à notre manifestation de demain en faveur de la préférence nationale.
Rendez-vous à 15h devant l'église Saint-Jean de Malte !


Les dessins du jour

                    


   

 

  

 

 

            

 
     
 

Merci aux brillants dessinateurs pour leurs talents immenses

PINATEL  - http://www.dessins-de-pinatel.fr/
L’AIXOIS MIEGE - https://www.delitdimages.org/
IGNACE - http://www.medias-presse.info/category/ddj/
CHARD  - https://present.fr/category/chard/
Les dessins d'actu de RALETZ  - http://nickraletz.over-blog.com/
DILEM   - https://www.liberte-algerie.com/dilem/

BIRDS DESSINES  - https://www.birdsdessines.fr/

Par manque de temps inutile d'écrire pas de réponse