bando  sans beo story

 

 

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- Revue de presse N° 57

- 2018 - {2003- 2019 – 16ème année}

- Articles du 26 février 2019


 

Contributeur

 

Cercle Algérianiste des Pays de Loire

Association Culturelle des Français d'Afrique du Nord Internet

Le Cercle Algérianiste des Pays de la Loire est heureux de vous inviter à assister à une

Conférence exceptionnelle de JEAN SÉVILLIA

Auteur de l'ouvrage « Les vérités cachées de la guerre d'Algérie »

le samedi 16 mars 2019 à 15h00

 

 

Dans le cadre prestigieux du Logis de la Chabotterie à Saint Sulpice le Verdon, en Vendée

(20mn de Nantes et de La Roche sur Yon)

Journaliste, essayiste et historien, auteur de nombreux ouvrages qui ont été des succès de librairie (Zita impératrice courage, Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Historiquement incorrect,

Histoire passionnée de la France), Jean Sévillia est chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire.

N'hésitez pas à venir nombreux et à mobiliser vos amis et vos proches (entrée gratuite) !

Pour tout contact : Thierry ROLANDO - 06 77 06 82 05 - th.rolando@gmail.com

 


 

 

Un spectacle très gay sous les fesses d’Apollon.

 

Mado la Niçoise, marraine du troisième Queernaval, ovationnée par une foule bigarrée (Photos s. Botella)

 

 

Un carnaval gay pour s’amuser comme des folles

 

Après deux années d'absence, Lou Queernaval a fait son grand retour hier soir, place Masséna. Plus exubérant, plus extravagant que jamais en faisant sa fête au mieux-vivre ensemble

A vos amours ! Amours plurielles, même si aux yeux de certains bornés, elles restent singulières... Lou Queernaval a transcendé hier soir, toutes les différences. Portant haut et fort le message de mieux-vivre ensemble, de résilience, de res­pect, d’humanité. Sur fond de liesse un peu... folle. Le premier et unique carnaval gay de France était de retour place Masséna

après deux années d’interruption. Come-back tonitruant proposé par la communauté lesbienne, gay, bi, trans, queer, intersexe, organisé par des bénévoles talentueux autant qu’engagés, en lien étroit avec les services de la Ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d’Azur. Au cœur palpitant de la place Masséna, entre les deux grandes tribunes recouvertes d’un rainbow flag monumental déroulé par la brigade d’agitateurs de tribunes, on a vu débouler toutes sortes de personnages. Des créatures fantasques, sexy, sympathiquement outrancières noyées de volants roses, de plumes, de tulle, des femmes à barbe enveloppées de fourrure, la brebis de Patrick Moya, des diablotins, des anges, des échassiers lumineux, des gars au visage de fille, des types virils et des nanas qui l’étaient autant, des transformistes, des dragqueens, des batucadas, des grosses têtes, des familles totalement intégrées dans ce milieu excentrique...

 

 

Ambiance à gogo

 

Population mosaïque, inversée, évoluant entre deux sexes, enchaînant des va-et-vient entre deux scènes en vis-à-vis, sur lesquelles de nombreux artistes et des DJ ont lâché des torrents d’énergie, de décibels, de sons entraînants et de talent. On regarde. On joue. On danse. On frôle du regard. Et pas que... Une soirée démente. Un cabaret loufoque.

« C’est joyeux », commente un spectateur hétéro. Qualificatif idoine. Comment pouvait-il en être autrement dans cet aréopage décidément très très gay ?

 

CHRISTINE RINAUDO crinaudo@nicematin.fr

 


 

https://www.liberation.fr/planete/2019/02/25/silencieux-l-elysee-craint-un-afflux-d-immigration_1711610

 

Silencieux, l’Elysée craint un afflux d’immigration

Par Alain Auffray   25 février 2019 à 21:06

L’Elysée s’est naturellement abstenu de commenter publiquement les manifestations massives contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Mais comme tous ses prédécesseurs, Emmanuel Macron ne peut que s’inquiéter des éventuelles conséquences d’une soudaine déstabilisation de l’Algérie. Les diplomates français y voient même l’une des plus grandes menaces géopolitiques du moment. Menace économique, puisque l’Algérie est l’un de nos principaux fournisseurs d’énergie (10 % du gaz naturel importé). Menace militaire, puisque le désordre compliquerait la situation des forces engagées dans l’opération Barkhane au Sahel contre les insurgés islamistes. Mais Paris craint surtout qu’une crise politique ne pousse la jeunesse à l’immigration, comme en Tunisie après la chute de Ben Ali. S’agissant de l’Algérie dont la moitié des 40 millions d’habitants a moins de 20 ans, le phénomène pourrait alors être massif.

Visas

Le 7 décembre 2017, lors de sa «visite de travail et d’amitié» à Alger, Emmanuel Macron avait pu vérifier que le franchissement de la Méditerranée restait l’une des principales préoccupations des jeunes Algériens. A l’occasion d’un bain de foule chaleureux et mouvementé, beaucoup avaient réclamé un assouplissement de sa politique en matière de visas. «J’ai vu ce matin trop de jeunes qui m’ont simplement demandé un visa, un visa ce n’est pas un projet de vie», avait-il déclaré en conférence de presse. Accompagné d’une délégation de chefs d’entreprises, il avait affirmé sa volonté de contribuer, en lien avec les industriels, au développement de projets de formation et d’apprentissage en Algérie. Cela devait se traduire par la création d’une Ecole 42 sur le modèle de celle créée à Paris par le patron de Free, Xavier Niel. Mais cette école gratuite, sélectionnant non pas sur diplôme mais sur la base de tests maison, s’est heurtée aux pesanteurs de la bureaucratie algérienne. De sorte qu’un an après la visite présidentielle, ce projet, comme beaucoup d’autres, semble durablement ensablé.

Tourner la page

Entravé dans son action sur la scène internationale par la crise sociale en France, Macron a dû renoncer à la visite d’Etat qu’il avait promis d’effectuer en 2018. Né après la guerre d’Algérie, il entend être le président qui saura tourner la page des relations empoisonnées par le passé colonial. Sur le champ «mémoriel», il estime avoir fait le geste nécessaire lorsqu’il a qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité».

Depuis Marseille, «aux premières loges», le député LREM Saïd Ahamada, membre du groupe d’amitié France-Algérie, ne cache pas son inquiétude. Il constate que le «peuple algérien et les chefs d’entreprises ont déjà tourné la page» du passé. Reste à espérer que les élites politiques sauront en faire autant, «de manière apaisée», de l’autre côté de la Méditerranée.

Alain Auffray


 

http://www.bvoltaire.fr/alexandre-del-valle-les-algeriens-en-france-souvent-exhibent-le-drapeau-algerien-lors-des-matchs-de-foot-ici-mais-ils-se-mobilisent-tres-peu-pour-leur-pays/

 

- International - 25 février 2019

 

Alexandre del Valle : "Les Algériens en France, souvent, exhibent le drapeau algérien lors des matchs de foot ici mais ils se mobilisent très peu pour leur pays."

 

Alexandre Del Valle analyse la crise en Algérie : « L’épouvantail de la guerre civile ne fonctionne plus sur l’opinion algérienne. Rachid Nekaz n’a aucune chance mais il est dangereux car prêt à tout pour faire parler de lui… »

 

Emmanuel Macron a déclaré que l’Algérie faisait partie de ses plus grandes préoccupations et qu’il en était de même pour ses prédécesseurs. Pourquoi la situation politique de l’Algérie inquiète-t-elle autant la France ?

 

Ce pays est un partenaire et un fournisseur d’énergie. Il y a une relation historique indéniable en tant qu’ancien département français, des relations de francophonie, des coopérations diplomatiques et sécuritaires et même stratégiques, notamment contre le terrorisme islamiste dans la région du Sahel. Les liens sont très forts. Une déstabilisation de ce pays dans le cadre d’une sorte de révolution arabe pourrait être dramatique.

On se souvient de la guerre civile algérienne. Tout le monde en a peur. Mais d’un autre côté, beaucoup d’Algériens ne supportent plus qu’on leur dise que s’ils manifestent, il y a un risque de retour à la guerre civile. Ce spectre ne fonctionne plus, même si cela inquiète, de manière légitime, les voisins.

 

Rachid Nekkaz s’est fait connaître pour défendre, notamment, le port du voile en France. Ce personnage a-t-il des chances d’être élu en Algérie ?

 

Je pense que Rachid Nakkaz n’a aucune chance d’être élu. C’est un véritable imposteur. Il est capable de n’importe quoi pour être célèbre. Il a très souvent dit qu’il n’était pas islamiste et qu’il n’était pas contre le voile. Mais juste pour faire de la provocation et pour soi-disant défendre des femmes et leur liberté, il n’arrête pas de payer les amendes des femmes en burka depuis des années. C’est un défi envers les autorités françaises et républicaines. Il a joué sur deux tableaux, deux nationalités, deux pays. Il a, finalement, renoncé à sa nationalité française pour remplir les conditions constitutionnelles pour se présenter contre Bouteflika. Il est capable de n’importe quoi. Je pense même qu’il serait capable de s’allier avec les islamistes, qui espèrent beaucoup dans ces manifestations contre les candidatures de Bouteflika.

Rachid Nekkaz est tout simplement quelqu’un de dangereux, non pas parce qu’il est violent, mais parce qu’il est totalement incontrôlable et instable.

 

La seule chose qui compte, c’est qu’il fasse parler de lui comme il l’a fait en France. Il n’est absolument pas crédible. Il n’a aucune retenue. Il n’est pas sérieux.

 

Une grande communauté algérienne vit en France. Si des événements violents surviennent en Algérie, cette violence pourrait-elle se répercuter sur le territoire français ?

 

Je ne pense pas. Lorsqu’il y a eu une guerre terrible dans les années 90 à la suite de l’annulation de la victoire du FIS, il y a eu du maquis, le GIA et le GSPC pendant des années. Des mouvements islamo-terroristes se sont confrontés au pouvoir en place. Il y a eu 150 à 200 000 morts. C’est quelque chose d’énorme pour un pays voisin. Il n’y a pas eu d’importation de ce conflit.

 

Assez bizarrement, malgré ces horreurs, les gens d’origine algérienne en France manifestaient, à l’époque, davantage pour la Palestine plutôt que pour leur propre pays d’origine.

 

Il y a un phénomène étonnant. Les Algériens, en France, exhibent souvent le drapeau algérien lors d’un match de foot. Ils font souvent croire qu’ils ne se sentent pas français ou qu’ils sont très patriotes, très algériens, mais bizarrement, lorsqu’il faut vraiment se mêler des situations de leur pays d’origine, très peu d’Algériens de France se mobilisent.

 

Contrairement aux Tunisiens et aux Marocains, les Algériens de France se sentent un peu algériens par leur origine, mais sont relativement coupés politiquement de leur pays d’origine.

 

Ils n’y sont pas présents et ne connaissent, souvent, pas la langue. Je ne pense donc pas, pour ces raisons, que cela puisse être importé. Il y a vraiment une différence entre les Algériens de France et le pays d’origine.

 

 

Nous n’avons jamais vérifié cette importation des conflits. Je le répète, les Algériens de France sont souvent davantage mobilisés contre Israël que contre des ennemis internes en Algérie qui, pourtant, existent.

 


https://www.ladepeche.fr/2019/02/26/loustal-depositaire-des-revues-des-sas,8037558.php

 

L'Oustal dépositaire des revues des SAS

La remise de la collection

La remise de la collection

 

Publié le 26/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 08:37

 

 

Le professeur d'histoire, Patrice Castel, du lycée L'Oustal à Montastruc-la Conseillère, est un passionné des guerres du XXe siècle. Il est d'ailleurs un des chercheurs expérimenté du Groupe de recherches des inconnus fusillés au bois de la Reulle de Gragnague-Castelmaurou.

Il a organisé plusieurs expositions en particulier sur les guerres de décolonisation avec l'autorisation de son proviseur Laurent Cabanié auxquelles participaient plusieurs représentants des associations patriotiques notamment le comité du Souvenir Français de Castelmaurou, l'association des combattants castelmaurousiens des OPEX et le Groupe de recherches.

Un partenariat s'est dessiné entre le lycée et plusieurs associations d'anciens combattants d'Algérie et le Cercle algérianiste de Toulouse qui étaient invités au vernissage de l'exposition «Parcours des Harkis et de leurs familles» présentée du 17 au 21 décembre 2018.

C'est ainsi que jeudi, les responsables du Cercle algérianiste, Robert Dadezac et Pierre Jean, respectivement secrétaire et bibliothécaire, sont venus remettre une collection de revues ayant trait à l'action des SAS en Algérie.

Le don de ces revues s'inscrit dans une transmission mémorielle intergénérationnelle, les élèves pouvant trouver là des supports pédagogiques (témoignages bruts et signés d'acteurs de ces évènements) exploitables en classe et confrontés avec d'autres, dans le cadre du cours portant sur les guerres de décolonisation en classe de troisième et de terminale.


 

https://kabyles.net/alger-durant-la-colonisation-francaise/

 

Alger durant la colonisation française

 

Posted on 25 février 2019

 

Alger

 

 

Une large échancrure du rivage arrondie en demi-cercle presque  une enceinte de collines boisées où les maisons blanches brillent dans la verdure sombre; à droite, des masses rocheuses violemment découpées par la mer ; à gauche, derrière le profil amoindri des hauteurs qui s’abaissent, le poudroiement lumineux d’une grande plaine, et, surgissant au fond, les hautes montagnes souvent coiffées de neige ; un air léger, vibrant, qui dessine nettement les contours et où les couleurs s’harmonisent dans la lumière : telle apparaît la baie d’Alger, moins vaste, mais aussi belle que les baies vantées de Naples ou de Rio. La ville est bâtie dans la partie nord-ouest, sur les dernières pentes du Sahel ; resserrée dans un espace étroit, elle s’offre tout entière au regard, d’un seul bloc, avec son port à ses pieds, son monumental boulevard bordé d’arcades, ses rues montantes où s’étagent les terrasses mauresques. Et le spectacle est divers, mais d’un charme égal, soit qu’on la découvre de la mer ou des hauteurs voisines, baignée dans l’éclatant soleil de midi ou dormant sous les étoiles.

 

Il est regrettable qu’au lendemain de la conquête on n’ait pas pris le parti de respecter la vieille ville musulmane et de construire à côté, dans la plaine de Mustapha, une cité nouvelle qui aurait eu, pour se développer à l’aise, tout le pourtour de la baie. Les artistes et les simples amateurs de pittoresque n’auraient pas eu à déplorer tant de destructions barbares. L’ancienne Alger serait debout avec ses curieux édifices, ses intérieurs mystérieux, avec la physionomie étrange et colorée que lui faisaient la masse blanche des maisons, les teintes hardies des minarets polychromes et les taches de verdure des jardins dansant dans la lumière. La ville européenne, aménagée selon les convenances d’une population civilisée, aurait grandi librement, sans être gênée dans sa croissance par les accidents de terrain ou les servitudes militaires. Mais qui donc aurait pu en 1830 et dans les années qui suivirent, jeter les grandes lignes d’un plan d’ensemble?

 

Comment penser à l’avenir quand on était exposé à plier bagage le  ?

 

En attendant il fallait loger les troupes, installer les services ; les émigrants civils arrivaient et se faisaient leur place ; on achetait, vendait, démolissait, bâtissait, des intérêts se créaient avec lesquels on dut compter plus tard. C’est ainsi que s’est faite au jour le  jour, sous l’inspiration changeante du moment, au hasard des besoins, des spéculations, des caprices, la ville moderne d’Alger.

Telle qu’elle est, malgré des erreurs de goûts, des disparates choquantes, avec ce qui lui reste d’originalité, dans le cadre merveilleux que lui met la nature, elle demeue l’un des coins les plus attrayants du monde.

 

 

Le centre, le cœur d’Alger est la place du Gouvernement.

 

Qu’on se figure un rectangle long dont trois faces sont formées par de hautes maisons à arcades, garnies de magasins, d’étalages, de cafés, coupées de passages et de rues. Le quatrième côté rompt la symétrie; c’est d’abord une mosquée, la Djema-el-Djedid, toute blanche, aux murs dentelés de merlons, élançant au-dessus de sa coupole et de ses dômes la fine silhouette du minaret, puis une large échappée se découvre avec le port, la mer, les lointains monts kabyles et toute l’ampleur de l’horizon.

 

Autour de la place, par les rues Bab-Azoun, Bab-el-Oued, par le boulevard de la République, roulent des galops de calèches, des cahotements criards de corricolos, de pesants départs de diligences. Les terrasses des cafés débordent, des appels sonores éclatent parmi le brouhaha des conversations à pleine voix, dans l’exubérance de mimiques méridionales. Sous la longue allée de platanes qui fait face à la mosquée, des groupes de promeneurs vont lentement, se suivent, se croisent, se mêlent.

 

On déplie les journaux frais imprimés, on échange les nouvelles du jour, on commente les dépêches de France, on discute les questions locales, on négocie les affaires de commerce ; c’est la Bourse et c’est le Forum.

 

A deux pas de cette agitation, assises dans le bosquet de palmiers de la Régence, des femmes font cercle; des vieillards, des malades respirent l’air doux ; des oisifs laissent flotter leur rêverie solitaire. Et là-bas, au pied de la statue équestre du duc d’Orléans, les petits décrotteurs biskris, les petits marchands d’allumettes juifs, toute la plèbe enfantine des Ouled-plaça se gourme et se chamaille avec des cris aigus, tandis que de grands vagabonds arabes étalent nonchalamment leurs guenilles au soleil.

 

Maurice Wahl, Les villes de l’Algérie, 1887.

 


 

http://algerietouteheure.com/macron-soutient-les-manifestations-en-algerie-et-les-reprime-en-france/

 

Macron soutient les manifestations en Algérie et les réprime en France

25 février 2019

 

 

© RPweb

Des sources diplomatiques à Alger, révèlent que le Président français Emmanuel Macron communique trois à quatre fois par jour avec son ambassadeur en place à Alger, Xavier Driencourt, ancien patron de la DGSE, pour s’enquérir sur la situation en Algérie, à moins de deux mois de la présidentielle d’avril de 2019.

Selon les mêmes sources, l’actuel patron des services des renseignements français la DGSE, Bernard Emie, a séjourné la semaine dernière à Alger, qu’il a quitté mardi dernier, ou il a rencontré ses homologues algériens, avec lesquels il a abordé le prochain scrutin présidentiel, considéré comme un important rendez-vous pour les capitales occidentales. Il est à rappeler, que trois ambassadeurs français accrédités à Alger, avaient dirigé la DGSE, comme Bernard Emie, Xavier Driencourt, ou Bernard Bajolet. Selon toujours les mêmes sources le patron de la DGSE française avait indiqué à ses homologues français que les dirigeants de son pays n’ont pas encore exprimé leur position vis-à-vis d’un cinquième mandat du Président Bouteflika, révélant au passage que l’information diffusée par un média marocain est infondée.

Par ailleurs, il faut souligner, que l’ambassadeur français Xavier Driencourt avait déjeuné mercredi dernier, avec l’ambassadeur US à Alger, John.B.Drehosher et ont abordé les prochaines présidentielles du 18 avril prochain.

Ces dernières informations confirment l’implication des services français dans ce qui se passe en Algérie, notamment sa stratégie non seulement de destituer le président Bouteflika, mais de cibler l’ANP, inébranlable ces dernières années, en ce qui concerne la volonté de certaines officines étrangères de l’impliquer dans des conflits régionaux comme la Libye ou le Sahel. Cette approche est confirmée par les analyses et informations diffusées par des médias français qui évoquent la « veille d’une révolution en Algérie ».Plus explicite, le média franco-marocain « Jeune-Afrique » a consacré sa dernière Une au Chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, le qualifiant d’être fidèle au Président Bouteflika et d’arbitre dans le prochain rendez-vous du 18 avril prochain.

Le président français Emmanuel Macron qui a tenté bien que mal de salir le mouvement citoyen français les Gilets Jaunes, qui ne revendiquait que l’amélioration du pouvoir d’achat des français et la levée de l’omerta de l’oligarchie, les qualifiant d’antisémites, compte bien entendu sur les manifestations en Algérie pour détourner l’opinion publique française. Sur ce registre, il vient de bénéficier du soutien de l’ancien député du Parti socialiste Julien Dray qui a appelé, dans une vidéo postée ce samedi, les Algériens à manifester massivement ce dimanche. «Demain (ce dimanche, ndlr), il y aura de nouvelles manifestations et elles risquent d’être gigantesques. Mon sentiment, et je le dis de manière un peu provocatrice, est qu’une deuxième révolution algérienne a commencé. Le mot d’ordre qui a parcouru toutes les manifestations était de ce point de vue-là fédérateur. Je ne crois pas que les choses puissent durer en l’état. Il y a effectivement des risques, il faut faire attention. Mais notre rôle à nous, maintenant, c’est d’être aux côtés du peuple algérien et de l’aider à construire enfin cette nouvelle Algérie», a affirmé ce pied-noir natif d’Oran.

«C’est un mouvement spontané. Je sais, tout le monde va nous dire les printemps arabes, les barbus, l’islamisme, mais ce n’est pas ça ce qui s’est passé. D’ailleurs, toutes les forces existantes ont été dépassées. C’est un mouvement quasi spontané qui ressemble un peu au mouvement des Gilets jaunes qui a touché l’Algérie», s’est encore lâché l’homme empêtré dans une affaire de détournement de plus de 350 000 euros et repêché par François Hollande.

«Pour la première fois, un mouvement spontané, gigantesque, a touché toutes les villes d’Algérie hier. Le peuple algérien s’est levé et a dit nous ne voulons plus d’un cinquième mandat de Bouteflika. Nous voulons changer, nous voulons vivre, nous voulons exister, nous voulons en finir avec cette corruption qui a gangréné l’Algérie et qui l’a empêchée de se développer alors que l’Algérie est un magnifique pays qui a d’énormes potentiels pour être un des pays les plus modernes d’Afrique», a argué Julien Dray, qui a adhéré au Parti socialiste au moment de l’avènement de François Mitterrand au pouvoir. Ce même Mitterrand à l’origine de la surmédiatisation du parti fasciste du FIS dissous qui visait l’édification d’un Etat théocratique

Le frère de Julien Dray était le chef d’un mouvement de jeunesse sioniste fondé en 1923, appelé Betar. «Avant la création de l’Etat d’Israël, il était le chef du mouvement de jeunesse du parti sioniste révisionniste, puis celui du Herout (Liberté, parti sioniste israélien de droite,ndlr) après la création de l’Etat», indiquent des sources françaises.

 


 

http://www.bvoltaire.fr/bouteflika-apres-lui-le-chaos/

 

- 25 février 2019

Bouteflika : après lui, le chaos ?

« C’est moi ou le chaos », pourrait proclamer Abdelaziz Bouteflika. Mais la formule « Après moi le déluge » correspondrait mieux à la situation. À près de 82 ans, le président algérien vient d’indiquer dans une « Lettre à la nation » qu’il briguerait un cinquième mandat, lors de la présidentielle du 18 avril. C’est, du moins, ce que ses partisans lui font dire car, depuis son accident cérébral de 2013, il se déplace en fauteuil roulant et ne s’exprime plus en public. Le bruit court qu’il serait réélu avec son score habituel : plus de 80 % des voix ! Vendredi dernier, une foule, estimée à 100.000 personnes par la police a manifesté contre cette réélection annoncée. Dimanche, ils étaient moins nombreux, mais tout aussi déterminés. En vain : l’ordre règne à Alger.

Ses partisans ? Le Front de libération nationale (FLN) et, surtout, quelques dirigeants réunis autour de Saïd Bouteflika, le « jeune » frère du président (61 ans), pressenti comme dauphin en cas de besoin, et tous ceux qui défendent le statu quo pour continuer de concentrer entre leurs mains tous les pouvoirs. Abdelaziz Bouteflika est un vieux de la vieille : accusé par Pierre Messmer, qui voulait sans doute atténuer ses propres responsabilités, d’avoir planifié le massacre des harkis, ministre de Ben Bella, puis de Boumédiène, il connaît sa traversée du désert dans les années 1980, soupçonné de détournement de fonds, avant de revenir sur la scène et de se faire élire président, pour la première fois, en 1999.

Sa force ? Le clan qui le soutient, mais aussi sa capacité à éliminer tous les concurrents qui pourraient lui faire de l’ombre. En 1999, la totalité d’entre eux s’étaient retirés, en dénonçant à l’avance les fraudes. Il s’est toujours présenté comme un rempart contre toutes les dérives ou contre le chaos. Le sociologue Nacer Djabi, dans un entretien à RFI, déclare que « toute la classe politique a peur », ajoutant : « Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un système rentier et les gens ont donc besoin de s’approcher de ce pouvoir pour avoir des postes, de l’argent, des privilèges, des statuts, des situations, etc. » Autre atout, la situation économique qui, bien que dégradée, dépend du prix du baril de pétrole et des exportations d’hydrocarbures. Beaucoup de produits sont subventionnés pour acheter la paix sociale et ne pas mécontenter la population.

Bref, le changement n’est pas pour demain, si la vieille génération continue de s’accrocher ainsi au pouvoir. Quand on voit ce qu’est devenue l’Algérie, on peut regretter qu’en 1962, alors que la rébellion du FLN était maîtrisée par l’armée française, la pression internationale, des calculs politiciens et une forme d’égoïsme aient conduit le gouvernement français à s’en débarrasser – avec toutes les conséquences tragiques que l’on connaît. Même si l’Algérie française peut apparaître aujourd’hui comme une utopie, une autre politique eût été possible, des accords de coopération, favorables à la fois aux Français et aux Algériens.

 

 

Mais l’État a préféré se coucher devant le FLN, provoquer l’exode des pieds-noirs, laisser faire le massacre des harkis, abandonner ses richesses énergétiques au Sahara. Jusqu’à notre Président qui, dans sa campagne, est allé en Algérie dénoncer la colonisation comme un « crime contre l’humanité ».

Il paraît qu’il craint une déstabilisation profonde du pays, après la mort de Bouteflika : des centaines de milliers de jeunes pourraient tenter de rejoindre la France par tous les moyens.

Sans compter une résurgence des djihadistes.


 

Le PN renégat nostalgique du 19 mars 1962, pour les victimes de l’après 19 mars 1962.

 

https://www.ladepeche.fr/2019/02/26/fnaca-une-assemblee-pas-ordinaire,8037483.php

 

FNACA : une assemblée pas ordinaire

 

Le maire de Savignac-Mona a ouvert les travaux./ Photo DDM R. F.

Le maire de Savignac-Mona a ouvert les travaux./ Photo DDM R. F.

 

Publié le 26/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 08:52

La 16e assemblée décentralisée s'est tenue à Savignac-Mona avec l'accord du maire Patrick Mano et son conseil municipal qui ont bien voulu accueillir cette importante réunion. Ce dernier ouvrira les débats en présentant sa commune.

Assemblée pas ordinaire compte tenu du nombre de personnalités présentes : président de la communauté du Savès et maire de Samatan, conseillère départementale, régionale, maires voisins, délégation du Souvenir français, président départemental de la FNACA et «les copains et porte-drapeaux».

Une réunion pas ordinaire par la richesse des informations qu'apportera André Capéran : «Nous avons beaucoup obtenu en 56 ans, mais le combat n'est pas terminé ; nous souhaitons que soit rétabli un organisme ministériel spécifique aux Anciens Combattants (créé en 1919) ; que la mention «Mort pour la France» soit attribuée à tous les militaires, enfants de France tombés en AFN, quelle que soit la cause du décès ; la revalorisation du point des PMI ; l'attribution de la semi-part fiscale à toutes les veuves dès l'âge de 74 ans ; la pérennisation de l'ONAC-VG et le renforcement des moyens de ce service de proximité indispensable à la vie des Anciens Combattants et veuves. Mais la liste est encore longue, tous les détails dans la lettre ouverte adressée à M. le Président de la République».

Le président du comité Norbert Falzon et Henri Darnaud énonceront toutes les activités sans limite de l'année, le trésorier celui des comptes certifiés par le vérificateur J.-Pierre Bizian. Un bilan positif qui permettra d'assurer l'avenir, alors que les adhérents sont de moins en moins nombreux (18 décès cette année), et malgré l'arrivée des veuves.

Etait ensuite conté le voyage scolaire symbolique de devoir de mémoire à Verdun pour 40 élèves qui ont découvert ce lieu, en partenariat avec la FNACA, le Souvenir français, l'appui des enseignants et le soutien de la communauté de communes du Savès, des mairies et autres organismes.

Un souvenir inoubliable, dira le président de la CCDV, vécu selon la devise des Anciens Combattants, à savoir : «Amitié, solidarité, souvenir».


Des récompenses

 

L'assemblée s'est achevée par l'attribution du diplôme d'honneur de la FNACA pour son dévouement et actions bénévoles à la vice-présidente du comité Lucette Fondeville, pour leurs bons services à Michèle Brédariol et à Raoul Estèbe, porte-drapeaux.

Les maires Hervé Lefebvre et Patrick Mao ont reçu, quant à eux, un sous-verre de reconnaissance pour leurs actions de soutien.

La médaille TRN pour Didier Boulet, Ancien Combattant d'AFN, fut remise par le maire de Lahas, lors de la cérémonie au monument aux morts qui clôturait cette matinée et qui avait réuni 90 vétérans, 15 porte-drapeaux et autant d'élus portant l'échappe tricolore, avec la présence du commandant de la brigade intercommunale de Lombez.


 

https://www.nouvelobs.com/monde/20190225.OBS0766/algerie-ce-que-revelent-les-archives-secretes-de-la-france-sur-bouteflika.html

 

Algérie : ce que révèlent les archives secrètes de la France sur Bouteflika

 

Par Céline Lussato Publié le 26 février 2019 à 12h56

 

 

Abdelaziz Bouteflika – qui, à 82 ans, briguera de manière insensée un cinquième mandat présidentiel en avril prochain – n'a pas toujours été ce vieillard grabataire manifestement incapable de diriger son pays.

Dans les années 1960 et 1970, alors ministre des Affaires étrangères de la jeune Algérie révolutionnaire, il était l'un des personnages les plus en vue de la scène internationale. Les plus espionnés aussi. Surtout par les services de renseignement et les diplomates français, dont "l'Obs" a étudié les notes, certaines déclassifiées à notre demande.

Coups bas et manigances

 

C'est en Machiavel imbu de lui-même et corrompu que ces archives dépeignent celui qui, en 1963, prend la tête de la diplomatie algérienne, à 26 ans seulement :

"Un personnage dénué de scrupules, doté d'une intelligence aiguë et d'une très grande ambition, capable de risquer sa mise sur un seul coup."

Quel contraste avec l'homme qu'il est devenu ! Et pourtant quel écho au temps présent dans ces documents historiques : coups bas, manigances, huis clos insondable au sommet de l'Etat, soupçons d'enrichissement personnel… comme si rien ou presque n'avait changé.

 

Les archives du Sdec sur Bouteflika."Ne pas faire état", est-il indiqué. (Doc "l'Obs")

 

Les premières fiches concernant Abdelaziz Bouteflika surprennent par leur concision. Alors que le Sdece, l'ancêtre de la DGSE, connaît les moindres détails biographiques des grands leaders de la guerre d'indépendance

 


 

https://www.radiocourtoisie.fr/2019/02/25/libre-journal-de-michel-de-rostolan-du-25-fevrier-2019-helie-denoix-de-saint-marc-temoin-du-siecle/

Libre Journal de Michel de Rostolan du 25 février 2019 : “Hélie Denoix de Saint-Marc, témoin du siècle”

Patron d'émission Jean Larmande  -  le 25 février 2019

Jean Larmande reçoit :

Thème:Hélie Denoix de Saint-Marc, témoin du siècle

Pour enregistrer l’émission

 

https://radiocourtoisiepostmigration.s3.eu-central-1.amazonaws.com/2019/02/2019-02-25-Rostolan.mp3?response-content-disposition=attachment%3B&X-Amz-Content-Sha256=UNSIGNED-PAYLOAD&X-Amz-Algorithm=AWS4-HMAC-SHA256&X-Amz-Credential=AKIAINCBA62GPGBGQNXQ%2F20190227%2Feu-central-1%2Fs3%2Faws4_request&X-Amz-Date=20190227T120629Z&X-Amz-SignedHeaders=host&X-Amz-Expires=7200&X-Amz-Signature=ea53cf4373a9db0d67a6f712ca2bb59ba2f55149086f8dec36577d6f2269eb9e


 

https://www.depechedekabylie.com/national/lhuile-dolive-algerienne-seduit/

PARIS - Elle est cédée à 12 euros au Salon de l’agriculture

L’huile d’olive algérienne séduit

25 février 2019

 

https://www.depechedekabylie.com/wp-content/uploads/2019/02/3-4-640x360.jpg

«Les stands algériens au Salon de l’agriculture de Paris ne désemplissent pas de visiteurs et c’est l’admiration, pour ne pas dire l’étonnement, sur les visages», confie le secrétaire général de la Chambre nationale d’agriculture, Abdelmalek Akkouche.

En effet, depuis samedi dernier et tout au long du week-end, les visiteurs n’ont pas manqué de s’arrêter sur les 350 mètres réservés pour les stands algériens, dont les 90 mètres de l’imposant stand de la Chambre national d’agriculture.

Lors de l’ouverture du Salon samedi, même l’ambassadeur d’Algérie n’a pas manqué de faire le déplacement pour constater la qualité des produits agricoles algériens exposés pour l’occasion.

Des légumes et des fruits de saison ainsi que des produits du terroir qui subjuguent littéralement les visiteurs, tels les aubergines, tomates, poivrons carrés (jaunes, rouges et verts), piments, figues sèches de Béni Maouche, huile d’olive dont celle ayant été médaillée d’or de l’huilerie Ouagued de Bouira l’année dernière, dattes, raisin, couscous et autres produits du terroir d’un célèbre industriel sont autant de découvertes auprès des Français et surtout des Algériens établis dans l’Hexagone qui ne tarissent pas d’éloges sur ces produits.

«Au départ, les gens venaient pour goûter les dattes en affirmant que leur saveur n’avaient rien à voir avec celles qu’ils consomment en France. Avec les offres de dégustations diverses, les visiteurs ont pu apprécier l’huile d’olive et les figues sèches, en plus des dattes ou encore les olives. Ce sont de réelles découvertes pour eux et c’est l’étonnement lorsqu’ils découvrent les produits maraichers ou encore les fruits tels les oranges de Tipaza, les mandarines ou encore les raisins de variété Red globe.

Les gens sont très étonnés de ne pas retrouver ces produits auprès de leurs commerces de proximité. Pour cela, nous pensons sérieusement à inclure l’année prochaine un espace de restauration dans lequel il sera possible aux visiteurs de goûter à l’ensemble de ces produits maraichers ainsi que les produits du terroir qui font fureur auprès des visiteurs», indique le secrétaire général de la Chambre nationale d’agriculture.

Pour cette année, la bouteille d’huile d’olive avec son étiquetage original et répondant aux normes internationales a également fait l’objet de toutes les curiosités durant les premiers jours de ce Salon qui s’achèvera le 3 mars prochain. D’ailleurs, c’est ce nouveau look de la bouteille d’huile d’olive extra vierge qui séduit aux premiers abords, en attirant les dégustateurs.

«De l’avis des personnes qui ont goûté notre huile algérienne, cette dernière se targue d’avoir une saveur originale et la particularité frappante de son goût fruité», se félicite M. Akkouche, tenant impérativement à mettre en exergue le produit algérien face à une concurrence assez rude des pays méditerranéen dans le domaine de l’huile d’olive.

«Un de nos producteurs a mis en vente ses bouteilles d’huile d’olive extra vierge à 6 euros le demi litre et force est de constater que son stock a été rapidement épuisé au deuxième jour du Salon. C’est pour cela que la Chambre nationale d’agriculture tient à encourager les exportations d’huile d’olive mais également de tous les produits. C’est d’ailleurs dans cette optique que nous allons multiplier les rencontres avec des personnes du monde agricole ici en France.

Notre objectif est, certes, d’exposer les produits algériens, mais nous allons également réfléchir à mettre sur pied tout une dynamique qui permettra aux exportateurs algériens d’écouler avec faciliter ces produits. Le 28 février, nous allons rencontrer le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) de France sur son invitation, pour une visite au niveau du Salon agricole de Villepinte.

Ce sera l’occasion pour l’Algérie d’envisager la signature d’une convention pour un échange d’expériences et d’expertises dans le domaine agricole. De même, nous allons recevoir les membres de la Chambre régionale d’agriculture Auvergne-Rhône Alpes suite à l’accord passé, le 31 janvier dernier, pour une convention avec les Chambres d’agriculture du centre de l’Algérie, afin de mettre en place une feuille de route pour concrétiser nos accords communs.

Nous allons même rencontrer le président du Salon de l’agriculture de Paris ainsi que le P-DG du marché international de Rungis pour définir avec lui les modalités d’exportation des produits algériens», explique le secrétaire général de la Chambre nationale d’agriculture.

La Safex ainsi que la Chambre nationale d’agriculture ont veillé à ce que les stands algériens soient les plus attractifs et le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Omari, organise chaque jour des réunions de suivi avec les exposants algériens. «Les visiteurs se voient ainsi remettre des sacs et des casquettes avec le drapeau algérien après leur passage dans les stands et ne manquent pas de se renseigner pour retrouver les produits exposés dans les commerces français.

Des produits qui gagneraient à être écoulés dans l’hexagone au vu de l’engouement constaté aussi bien auprès des binationaux que des Français», estime M. Akkouche. Des commerçants maghrébins sont également présents dans les stands en se renseignant sur les modalités et l’itinéraire à suivre pour pouvoir revendre certains produits algériens, comme les différents modèles de couscous roulés à la main exposés par un investisseur algérien.

Autant dire que les produits agricoles algériens ont du succès en France et que leur commercialisation, une fois l’écueil de l’exportation levée, ne manquera pas d’engendrer un impact économique favorable auprès des agriculteurs algériens.

Hafidh Bessaoudi


 

http://moreas.blog.lemonde.fr/2019/02/26/un-livre-qui-nous-rappelle-le-temps-ou-lon-tuait-les-terroristes/

 

26 février 2019, par G.Moréas

Un livre qui nous rappelle le temps où l’on tuait les terroristes

En refermant le livre de Georges Salinas, Le Chat d’Oran, qui nous entraîne dans la lutte contre le terrorisme au début des années 1960, je me suis interrogé : peut-on comparer le terrorisme lié au conflit algérien à la période actuelle ? La réponse est évidemment négative, mais cette expérience désastreuse, qui a mené la France au bord de la guerre civile, devrait au moins nous inciter à ne pas commettre les mêmes erreurs.

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Georges Salinas, Librairie Fontaine Haussmann, le 21 février 2019

Antoine Delarocha, le héros, est flic au CRA d’Oran (Centre de renseignement et d’action). Et il tente de faire son boulot de flic, dans des conditions qu’aucun policier aujourd’hui n’oserait envisager. Au début du roman, Delarocha planque sur un ancien militaire qui a rallié le FLN. « Désormais fellagha en cavale, Ahmed Benjelloul était un ancien béret rouge : il avait servi pendant dix ans dans l’armée française, chez les parachutistes », dit-il, alors qu’il s’apprête à lui mettre la main au collet. Mais, évidemment, rien ne se passe comme prévu. Ce face à face de deux hommes, l’indépendantiste et le pied-noir, chacun enfermé dans ses certitudes, c’est le fil de l’histoire.

Salinas n’a pas connu cette époque, il était à peine né, il se fie donc aux souvenirs de son père (Le Chat d’Oran, c’est un peu lui) pour recréer l’ambiance de police de ces années noires. Il nous fait vivre les enquêtes et les filatures à l’ancienne : peu de personnels, peu de moyens et surtout pas de smartphone pour demander des instructions. Tout au mieux des radios portables de la taille d’une bouteille d’eau 2XL. Une fois sur le terrain, c’est l’initiative personnelle qui joue, et aussi l’expérience, et parfois le talent. Mais l’expérience, c’est aussi d’avoir au fond d’une poche le jeton de téléphone qui permettra d’établir une liaison avec son service. L’ancien monde, quoi !

C’était il y a maintenant plus d’un demi-siècle. La France, des deux côtés de la Méditerranée, comptait chaque jour ses morts, alors que l’on nous parlait de « pacification » et de « maintien de l’ordre ». Le mot « guerre », rabâché aujourd’hui, étant alors tabou.

Le plus souvent, les images de cette époque qui nous reviennent en mémoire sont celles de militaires bardés de décorations haranguant les foules du haut de leur balcon ou de politiciens dépassés, incapables de prendre des décisions, laissant de mystérieux personnages, se revendiquant de mystérieux services, tirer les ficelles d’une guerre secrète, un combat sur lequel ils ont mis la main et qui les valorise.

De tout temps et dans tous les les pays, les services secrets ont ainsi baladé les hommes politiques !

Et pourtant, même durant la période noire de cette guerre sans nom, des policiers tentaient de faire leur job : lutter contre le FLN en s’efforçant de ne pas trop mordre sur les règles du Code. Raison pour laquelle les CRA, composés de militaires et de policiers, étaient dirigés par un commissaire de police, qui représentait en quelque sorte l’autorité civile et judiciaire.Tandis que la lutte contre le terrorisme de l’OAS était laissée à des policiers venus de métropole.

Mais la justice n’avait guère besoin d’enquêteurs chevronnés, puisqu’un décret signé le 17 mars 1956 donnait aux autorités militaires la possibilité de traduire directement devant un tribunal permanent des forces armées les « individus pris en flagrant délit de participation à une action contre des personnes ou des biens ». Et cela sans passer par un juge d’instruction, même pour des infractions susceptibles d’entraîner la peine capitale.

À l’issue de ce texte adopté sur un rapport du ministre de la Défense nationale et du garde des Sceaux, un certain François Mitterrand, la guillotine s’emballe, même si par la suite la question se pose : les condamnés à mort doivent-ils être fusillés ou décapités ?! Mais ce n’est pas suffisant, l’année suivante, le général Massu obtient les pleins pouvoirs pour neutraliser le FLN. Ce sera la bataille d’Alger : 3 000 morts ou disparus, et la pratique systématique de la torture à faire pâlir d’envie la CIA de George W. Bush.

On peut se dire que c’était la guerre. Une guerre qui aura mis plus de 40 ans à être reconnue officiellement. Mais justement, avec le temps, il faut bien avouer que le problème algérien a été traité d’une façon lamentable, avec des centaines, des milliers d’exécutions sommaires à la gueule du client ou d’exécutions judiciaires basées sur un dossier de trois pages. Il y a quelques mois, le Président Macron a d’ailleurs reconnu officiellement la responsabilité de l’État et de l’armée dans la mort de Maurice Audin, torturé et assassiné pour ses opinions politiques, lors de la bataille d’Alger. Mais combien d’autres…

Aussi, quand j’entends un jeune député, à peine sorti de Sciences Po, affirmer d’un ton péremptoire qu’il faut tuer sur place les djihadistes français pour ne pas avoir à les ré-accueillir, j’ai envie de lui coller un flingue entre les mains et de lui dire : Tire !

D’ailleurs, je me suis toujours demandé si François Hollande, qui lamentablement s’est vanté d’avoir ordonné des assassinats ciblés, aurait eu le courage d’appuyer lui-même sur la détente.

La France considère les terroristes comme des criminels de droit commun. Et à ce titre, sauf à piétiner nos propres lois, ils doivent être jugés. Et depuis la loi du 21 décembre 2012 relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, s’ils sont français, ils doivent être jugés en France. C’est la lecture du nouvel article 113-13 du code pénal : « La loi pénale française s’applique aux crimes et délits qualifiés d’actes de terrorisme et réprimés par le titre II du livre IV commis à l’étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français. » Une loi spécialement conçue pour juger les djihadistes, adoptée par les députés dont certains aujourd’hui demandent qu’elle ne soit pas appliquée.

Le livre de Georges Salinas démarre en 1961, à Oran. L’ambiance est morose, les attentats se multiplient et les pieds-noirs qui croient encore que l’Algérie restera française se font de plus en plus rares.

L’année précédente De Gaulle a fait « la tournée des popotes » pour tenter de remotiver l’armée. Mais celle-ci est essentiellement composée de recrues qui ne savent même pas pourquoi ils se battent. « Votre mission, martèle au long de ses discours  le Général, ne comporte aucune équivoque et aucune interprétation. Vous avez à liquider la force rebelle qui voudrait chasser la France de l’Algérie et y instaurer sa dictature de terreur, de misère et de stérilité. » C’est peine perdue : les jeunes veulent faire l’amour, pas la guerre.

Finalement, après les accords d’Évian et le référendum du 1er juillet 1962, la France reconnaît l’indépendance de l’Algérie, et c’est l’exode : la valise ou le cercueil. « Les gens quittaient ce pays qu’ils considéraient comme le leur. Bientôt l’Algérie prendrait seule son envol. C’en était fini pour les pieds-noirs », dit Antoine Delarocha.

Georges Salinas a passé vingt-deux ans à la BRI de Paris. Il était en tête de colonne à L’Hyper Cacher et au Bataclan. Son roman, Le Chat d’Oran, sorti chez Mareuil Éditions il y a quelques jours, est le premier d’une trilogie qui veut couvrir la lutte menée contre les terroristes depuis plus d’un demi-siècle. C’est un texte intime, parfois chargé d’émotion, puisqu’il est tiré des enquêtes menées par son père, mais au second degré c’est aussi une réflexion sur tout ce qu’il ne faut pas faire sous prétexte de céder à la peur ou à la démagogie.


 

https://present.fr/2019/02/27/macron-complice-du-pire/

Macron complice du pire

Publié le 27 février 2019 par Francis Bergeron

 

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Dans les faits, une interdiction de manifester

Le gouvernement s’est aligné sur les pays d’Amérique latine, sur les Etats-Unis, et sur les autres pays européens, pour condamner Maduro et la dictature vénézuélienne, où tout est mis en œuvre pour interdire aux opposants de descendre dans la rue. Mais chez nous ?

Recevant à l’Elysée, le 26 février, 150 maires des grandes villes de l’Est de la France, le président de la république a indiqué : « c’est un miracle qu’après autant de samedis avec cette violence, il n’y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre ». Il faut en effet rendre hommage aux forces de police, dans un contexte où Castaner a eu la main plutôt lourde. Néanmoins ces manifestations ont fait de nombreux blessés, parfois très graves, dus à un armement inapproprié, disproportionné, pour faire reculer une foule désarmée.

« Nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l’émeute », a expliqué M. Macron. Mais le césarisme macronien prend des allures de dictature, de « maduronisme » quand le président veut introduire une sorte de nouvelle disposition ou de future jurisprudence : la responsabilité collective. Aller dans des manifestations susceptibles de dégénérer, cela signifierait, selon lui, « être complice du pire ». Va-t-il donner l’ordre d’arrêter, d’emprisonner, de condamner des porteurs de gilets jaunes au seul motif que des affrontements auraient eu lieu, ou même que la manifestation serait « susceptible de dégénérer » ?

Si un rassemblement s’annonce violent, l’appareil législatif permet de l’interdire. Mais, nous dit Macron, « quand bien même on les interdirait, il faudrait être en situation de le faire respecter ». En conséquence arrêtons au hasard des Gilets jaunes, et attribuons-leur une responsabilité collective, pénale et civile, semble-t-il suggérer.

 

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Un système d’otages

Il s’agit là, potentiellement, d’une véritable dérive, susceptible d’aboutir aux pires arbitraires. On sait que, dans la plupart des cas, les violences commises lors des manifestations du samedi sont le fait de black blocs auxquels se joignent les racailles, une fois la nuit tombée.

Prendre ce prétexte pour arrêter arbitrairement organisateurs, voire simples manifestants, c’est tout simplement mettre en place un système d’otages, et c’est aussi un moyen de décourager les gens de descendre dans la rue.

Dans les faits, il deviendrait très risqué pénalement de manifester. Les black blocs, par leurs seules actions, pourraient en quelque sorte faire sanctionner leurs adversaires. Parions que toutes les manifestations issues de la droite se trouveront systématiquement sabotées de cette façon, puisque les agressés seront en quelque sorte rendus responsables des violences et pillages des agresseurs

Il serait certes nécessaire que les Gilets jaunes s’équipent d’un service d’ordre, comme savaient si bien le faire le PC et la CGT, du temps de leur splendeur. Etriller les incendiaires et les pilleurs de magasins, ceux qui appellent au meurtre, comme cet islamiste face à Finkielkraut, puis les livrer à la police, calmerait les troupes parasitaires anarcho-communistes ou d’éventuels islamistes. Mais parions que la mise sur pied d’une telle « milice » ferait hurler Castaner, qui n’y verrait rien d’autre que « la résurgence de la bête immonde », pour peu que ce service d’ordre brandisse des drapeaux tricolores, et chante la Marseillaise …

Francis Bergeron


 

Les dessins du jour